Montchanin – Le vin de merde et ses fantasmes du 19 novembre

« Le pinard, ça devrait être obligatoire » disait Coluche. Et pourtant, le regretté humoriste n’a jamais mis les pieds au Mont-chanin Bar, sans quoi, son sketch aurait pris une toute autre forme si, à son époque, il avait connu le vin de merde. Imaginez ce que le vin de merde aurait donné dans son gosier : « Quelle merde ce pinard ! »

C’est précisément ce que certains pensèrent du beaujolais nouveau à une époque. Vous savez ce vin pas nécessairement bon à boire mais commercialement bon à vendre.

Une époque aussi où dans l’Hérault, du vin on en faisait même plus qu’il n’en fallait au détriment de la qualité. La réputation est faite, c’est du vin de merde. Une idée est née dont un certain Jean-Marc Speziale, philosophe à ses heures perdues et grand jouisseur de la vie, va s’emparer et faire la promotion du vin des vignerons de la région. Un concept qui fait mouche depuis une dizaine d’années.

Un vin hors du commun dans un lieu venu d’ailleurs

Encore fallait-il, chez nous, en Bourgogne, donner ses lettres de noblesses à ce vin de merde. Un seul endroit et unique endroit avait la capacité et l’audace de relayer la promotion de ce vin hors du commun. « En réalité, explique Carlos, on faisait le beaujolais nouveau (le 3e jeudi de novembre), pas toujours terrible, alors en répression, on a fait l’enterrement du beaujolais nouveau, ton vin de merde balançaient les clients. J’ai donc cherché du vrai vin de merde ». Et il a trouvé.

Ce mardi 19 novembre, au Mont-Chanin Bar, à deux jours du beaujolais nouveau, Carlos et René, propose la soirée vin de merde avec son divin nectar du pays d’Oc. « C’est surtout un truc sympa » précise Carlos. Mieux vaut réserver au 06 81 04 11 92.

Une occasion de faire la fête entre amis dans un lieu comme nulle part ailleurs qui depuis 35 ans transpire l’authentique autant que le romantisme que même les draps s’en souviennent. J’ai encore rêvé de Dave, Hervé Vilard, même des Charlots qui ont inauguré les lieux le 1er avril 1984, où de Pierre Palmade qui a organisé un réveillon un 31 octobre et Léo Ferré, qui avec le temps, est resté accroché au cadre.

Un endroit improbable, imprévu, intemporel, irréel où le jour ressemble beaucoup à la nuit. C’est beau la nuit chez Carlos et René même par temps de vin de merde.

Jean Bernard

 

Un commentaire

  1. bravo a carlos et rené pour cette endroit magique
    ont a la joie de retrouver tout les début du mois pour la broc
    c’est vrai que c’est Un endroit improbable, imprévu, intemporel une machine a remonter le temps en quelques sorte

    pat la broc

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