Montceau – Que cherchaient les plongeurs dans le bassin du lavoir des Chavannes ?

Depuis le démantèlement de la péniche amarrée au port du lavoir des Chavannes le mois dernier, le bassin est aujourd’hui totalement désert. Seuls éventuellement des poissons se risquent dans les eaux troubles. Une aubaine aussi pour l’équipe départementale subaquatique des sapeurs-pompiers de plonger dans un site inconnu.

L’idée est venue de l’association de Sauvegarde du lavoir des Chavannes qui veut apporter un peu de vie à cet endroit emblématique de Montceau-les-Mines. « Nous aimerions bien organiser un événement dans le bassin avec le club Jet Découverte pour une démonstration » annonce le président Jean-François Gagne. « Mais nous voulions savoir si cette activité pouvait avoir lieu sans risques dans les eaux du bassin, si un bout de ferraille ne traîne pas au fond de l’eau ».

L’équipe subaquatique a donc fait d’une pierre deux coups. Ce jeudi après-midi,  » nous avons organisé un entraînement départemental avec la moitié de l’effectif, c’est-à-dire des plongeurs de Chalon-sur-Saône, Mâcon, le Creusot et Montceau » précise Stéphane Martin, adjudant-chef et conseiller technique subaquatique qui est secondé par l’adjudant-chef Adrien Dedianne du Creusot. Un exercice dans un milieu aquatique sans pratiquement aucune visibilité et, en même temps, au fil des plongées, découvrir, éventuellement, de la ferraille ou du bois au fond de l’eau.

Ils interviennent entre 80 à 100 fois par an

Dans les profondeurs du bassin  _ de 1.90 m à 2.50 m _ les plongeurs n’ont rien repéré d’alarmant. « On ne voit rien » assure l’un d’eux. Le fond est essentiellement recouvert d’une grosse couche de vase.

Chez les sapeur-pompiers, l’important est de s’entraîner au moins une fois par mois sur différents secteurs où il y a de l’eau. « Chaque année, nous intervenons entre 80 à 100 fois. Nous devons avoir une réaction immédiate en cas d’alerte. Nous intervenons sur tout le département pour venir en aide à une personne, à un animal, en protection des biens et de l’environnement » rappelle Stéphane Martin après sa plongée.

Ici, dans le bassin du lavoir des Chavannes, les plongeurs ont évolué sans visibilité, « on voyait à peine notre main devant le masque » et ils ont mis en oeuvre deux techniques de recherche, parallèle à un quai et en semi-circulaire par équipes de trois. « En 25 minutes, nous avons couvert une zone de 200 m2. Evidemment plus l’eau est claire, plus nous allons vite ». Elémentaire !

Cet entraînement a permis également d’intégrer deux nouveaux plongeurs qui ont achevé leur formation. « Un plongeur expérimenté peut descendre jusqu’à 50 mètres, les autres sont limités à 30 mètres » fait savoir l’adjudant-chef. Il cite alors les lacs miniers dont la profondeur peut atteindre 40, 50, 60 mètres, voire plus.

Mais, dit-il, « notre rôle est également de prévenir des risques de baignade. Quand elle n’est pas autorisée, on ne se baigne pas ». Elémentaire encore une fois.

Jean Bernard

Un commentaire :

  1. Ils n(ont pas retrouvé les bulletins de vote du PS et de LR, vu que personne ne les a trouvé dans les urnes 🙂 🙂

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