Mont-Saint-Vincent – La boutique du nacrier, une perle rare

Vous avez probablement plus de chance de trouver une perle dans une huître qu’un nacrier sur votre route tant cette profession a pratiquement disparu en France. Ils sont deux peut-être trois et l’un d’eux a son écrin juché au sommet du Mont-Saint-Vincent depuis bientôt une dizaine d’années.

La boutique du nacrier dans notre région est connue comme le loup blanc. On y vient pour le plaisir, jeter un oeil sur les oeuvres d’art que Pascal Michelot et Jean-Lou Gressard  font naître de leur savoir-faire et de leur patience. Car un nacrier est un artiste comme peut l’être un souffleur de verre. D’un coquillage ils ont en font de superbes pièces, certaines sont très travaillées. Du travail de précision. De l’orfèvrerie.

Récemment, une pièce unique pour un réalisateur de film français a quitté l’atelier du Puley pour les Etats-Unis. « Il fait 1.20 m de large, c’est un gros lustre tout en nacre » raconte Pascal Michelot, complètement muet en revanche sur l’identité de l’acquéreur.

Autre commande qui procure des heures de travail et pour le moins surprenant, sont les coquillages d’allaitement. « Un client de Nantes en a fait la demande, nous en avons réalisé 600 avec des pétoncles. On revient au naturel mais ça existe depuis longtemps » souligne le nacrier du Mont-Saint-Vincent.

La nacre se niche partout

Certes, notre région n’a pas la prétention de fournir des coquillages, éventuellement des coquilles d’huîtres en cette période de fêtes et encore, elles ne sont pas l’apanage du nacrier. « Nos coquillages, nous les faisons venir de Nouvelle Zélande, du Vietnam, de Polynésie française et d’Australie. Il existe 3000 familles de coquillages et seulement 70 sont travaillées pour la nacre composée de calcite,  conchyoline et l’aragonite ».

La boutique du nacrier au Mont-Saint-Vincent, avouez que l’idée est assez hétéroclite. En effet, « nous aurions pu nous installer en Bretagne d’où nous avons eu des propositions comme l’Ile de Ré mais les boutiques ne nous plaisaient pas » stipule Pascal Michelot. Attaché à sa région, le Mont-Saint-Vincent a eu sa préférence quand le maire lui a proposé ce local en plein coeur du village qui en fait un atout touristique indéniable.

Ce que le visiteur admire dans la boutique n’est qu’une partie du travail de deux maîtres de la nacre. Parce qu’elle est présente partout, dans les meubles, les accessoires de mode ou encore la coutellerie, alors la restauration est aussi leur domaine. « En 2021, nous devons réaliser le tableau de bord d’un véhicule tout en nacre » annonce Pascal Michelot.

C’est un passionné qui non seulement travaille la nacre mais collectionne les coquillages. « Nous en avons entre 3 et 4000 pièces » dit-il. Certaines sont exposées à la boutique. La perle est également une des matières qu’il préfère, même « si elle est fragile », mais elle reste incontournable en bijouterie.

La boutique du nacrier est assurément une perle rare.

Jean Bernard

La boutique du nacrier 03 85 49 22 07

http://www.nacrier.com

 

Un commentaire :

  1. le mot d’artiste est galvaudez par d’innombrables saltimbanques de tout poil,
    par contre ce mot est pleinement justifié pour ces personnes qui me laisse sans voie
    devant leurs réalisations, chapeau messieurs pour vos idées et vos doigts d’or, jacter sur tous et n’importe quoi sans jamais avoir rien réalisé, là il y a pléthores de philosophes, je sais de quoi je parle. Salut à vous les artistes
    Bernard l’Oiseau

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