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Mine CGT – Les maladies des mineurs remontent à la surface

Communiqué de Mines-énergie CGT du bassin montcellien.

Mineurs CGT : dans la bataille sur tous les préjudices

La cour d’appel de Douai vient dans un arrêté de reconnaître le préjudice d’anxiété sur 727 dossiers. (Même si le délai d’appel par l’AJE au nom de l’Etat est encore juridiquement possible…mais ne devrait pas être utilisé au nom du respect de la corporation !)
Les mineurs CGT se félicitent de cette victoire.
En effet, ils sont engagés dans de multiples régions minières sur la reconnaissance des nuisances et conséquences des difficiles
conditions de travail imposées aux mineurs tant au fond qu’en surface.
Ces dossiers sont souvent suivis par les syndicats CGT avec des cabinets et avocats qui agissent en concertation. Les actions menées en commun, y compris avec des salariés des Industries Électriques et Gazières, ont pesé sur les décisions des différentes
juridictions et font progresser positivement les jurisprudences.
Elles ouvrent aujourd’hui des perspectives nouvelles pour faire reconnaître à d’autres mineurs (et salariés) les nuisances et préjudices subis non seulement sur l’amiante, mais aussi sur de nombreuses substances cancérogènes que détaille l’arrêt de la cour d’appel (silice, fumées de diésel, brouillards d’huile, fumées de tir…).
La prévention, la reconnaissance, la réparation, justifient pleinement le combat mené dans lequel la CGT est pleinement engagée aux côtés de tous les salariés, retraités et de leurs familles… Avec des succès comme le fait qu’un décès lié à la Covid19 pour une
personne en maladie professionnelle soit imputé à la maladie professionnelle.
A cette heure, nous avons une pensée pour tous ceux qui, pour différentes raisons, n’ont pas été reconnus et ont souvent laissé leur vie faute d’avoir pu éviter les expositions imposées par les exploitants et employeurs qui se sont souvent exonérés des
responsabilités et prises en charge financières, renvoyant celles-ci à la collectivité.
Fortement engagée, et ce dans toutes les substances et instances minières sur ces questions mais aussi sur le suivi post-professionnel des ex-mineurs, la FNME CGT MINES entend bien utiliser l’élan nouveau qu’amène cet arrêté pour développer encore son activité sur toutes les questions d’AT-MP (Accidents du Travail et Maladies Professionnelles).
Il est encore possible (nécessaire) de faire plus de prévention et de suivi sur les nuisances subies sinon c’est en termes de pertes de chance que s’apprécieraient les blocages éventuels de ces démarches de prévention.
Les militants mines-énergie sont à disposition dans leurs permanences au Syndicat des Mineurs en lien étroit avec toutes les structures de la CGT, même en ces périodes de restrictions et de pandémie dans le respect des règles sanitaires.

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