Michelin Blanzy – Né à Berlin, Sascha Kettler arrive de Pologne, un homme riche de la culture Michelin

Sascha Kettler est le nouveau directeur du site Michelin Blanzy, officiellement depuis le 1er avril 2021 après dix-huit ans chez le manufacturier mondial du pneu, en Allemagne et en Pologne. Il compte bien apporter un vent d’optimisme sur le Bassin minier qui en a bien besoin.     

La première impression est bonne. L’homme est ouvert, d’apparence plus consensuel que son prédécesseur parti dans des circonstances obscures. Depuis le 1er avril 2021, Sascha Kettler est le nouveau directeur du site Michelin à Blanzy. « J’ai rencontre Dimitri Fournet-Fayard pour assurer le passage de témoin dans de bonnes conditions » fait savoir le nouvel homme fort du site blanzynois.

Avec son accent de Bourgogne de l’Est, Sascha Kettler est allemand, il est né à Berlin, il a 43 ans et Michelin est sa seconde famille. D’abord en Allemagne avant de passer cinq années en Pologne où sur un site qui emploie 5000 personnes, « j’étais responsable de 700 salariés ».

Le voilà désormais à la tête de 1 100 employés à Blanzy, son premier poste de directeur après dix-huit ans au sein du leader mondial du pneumatique. Une promotion.

Allemagne, Pologne, France, ce triptyque correspond bien à l’universalité du manufacturier clermontois où l’anglais est la langue de base, où le français demeure irremplaçable et la culture Michelin identique sur l’ensemble du groupe. « Quand nous rencontrez des gens de Michelin en Allemagne, en Pologne et en France, à la fin de la journée, le constat est le même, ce sont des humains » stipule Sascha Kettler.

Michelin Blanzy recrute

A son arrivée à Blanzy, son premier acte a été de rencontrer les partenaires sociaux, « nous nous sommes parlés ouvertement car notre intérêt est de travailler main dans la main car vous savez, ce site a du potentiel, un savoir-faire et une histoire longue déjà de 50 ans ». Il a passé aussi beaucoup de temps dans les ateliers, « quand vous vous intéressez aux gens, cela facilite grandement votre arrivée ».

Sascha Kettler est revenu bien évidemment sur le plan de compétitivité sur trois ans, sans licenciements mais avec des suppressions de postes, 2300 sur toute la France. Ce seront des départs à la retraite dans des conditions avantageuses et des départs volontaires. « Le climat social est bon » juge le directeur.

Son discours est identique à son prédécesseur. « Le site de Blanzy doit être plus compétitif, c’est une démarche responsable » dans un secteur très concurrentiel. C’est pourquoi, Michelin Blanzy pense à l’avenir et lance dès à présent une campagne de recrutement, car « nous avons besoin de gens formés aux nouveaux métiers, notamment l’informatique, du digital » et de saisir l’opportunité de s’appuyer sur l’université de Bourgogne au Creusot. « Nous voulons recruter de la compétence tout en permettant aux plus anciens de partir sereinement ».

Le leader mondial du pneu souhaite donc apporter un vent d’optimisme sur le Bassin minier, une image que Sascha Kettler partage avec les maires de Blanzy et Montceau-les-Mines et très certainement avec le sous-préfet d’Autun qu’il rencontre ce mercredi.

Dernier aspect du caractère du nouveau directeur, « nous nous donnons le droit à l’erreur, ouvrir une porte qui n’est pas la bonne à condition de ne pas la reproduire une seconde fois » dit-il avec audace, une autre particularité de son état d’esprit.

Jean Bernard

6 commentaires

  1. à lire son discours sur l’avenir, celui-ci semble plus axé sur une future robotisation que sur l’humain!! donc forcément une diminution drastique du personnel!
    a suivre

    • Et oui TOTO…les patrons en ont marre de payer des grévistes..alors tant qu’on peut les remplacer par des machines…!!!!…Mais savez-vous toto…que les robots ils faut des igénieurs et des techniciens pour les concevoir,les fabriquer et les monter par des agents technique et dépanner et faire la maintenanace périodique toujours par des agents technique…donc du personnel…..Vous n’avez pas l’air de connaitre l’industrie…mais il est vrai qu’à force de mettre la pagaille les chefs d’entreprise préférent déménager là où les gens veulent bosser…!!!Alors ne vous étonnez pas que la FRANCE est dans la M….!!!!

      • Alors pour info, un gréviste n’est pas payé quand il fait grève et d’une, ensuite les salariés qui font grève ne font jamais ça par plaisir et de deux. Maintenant si la sécurité sociale existe, si il y a des congés payés pour les travailleurs, c’est suite à des luttes. Ce n’est pas les grèves qui font que l’on délocalise le travail ailleurs, mais encore une fois pour exploiter d’autres travailleurs payés à bas coût, afin d’enrichir les actionnaires encore plus!

      • Les grévistes sont des salariés qui avec leurs salaires achètent les articles ou les services produits par l’entreprise. Quand tous les « grévistes » seront remplacés par des robots et des machines ont verra bien si ces derniers consommerons et feront rentrer du cash dans les caisses de ces mêmes entreprises. Le salarié (Gréviste) en consommant ne nourrit pas seulement sa famille, il nourrit aussi les PDG !

  2. pour toto je pense qu il devrait changer de pseudo ,, jamais content ,, lui irait mieux

  3. kikidilui, j’ai 43 ans de mécanique générale derrière moi, pouvez vous en dire autant? j’ai commencé sur des machines à courroies, puis passé par tous les stades pour finir  » comme presse boutons!! oui la technique à évoluée , mais vous n’y voyez vous pas un rapport avec le nombre de chômeurs??et parmi eux, nombreux ont un métier , mais plus besoin de ces manuels!! donc ne pas tous les mettre dans le même sac!

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