Marches pour le climat – Pour la biodiversité et la justice sociale

Les travaux sur la RCEA à la Fiolle à Blanzy en novembre 2020.

Communiqué de France Nature Environnement 71 – Malgré la multiplication des mobilisations et initiatives pour sauver le climat ces dernières années, à l’heure du sixième rapport du GIEC du 28 février, l’urgence climatique, l’érosion de la biodiversité sont plus que jamais des menaces aux conséquences désastreuses pour l’humanité et son environnement.
Mais au lieu de regarder la vérité en face, la plupart des dirigeants politiques actuels, des multinationales, des industries, des modes de production agricoles et sylvicoles restent dans le déni de l’évidence, voire sabotent toute velléité ou espoir d’un avenir plus résilient.
Les plus grandes menaces que l’humanité ait jamais connues sont même passées sous silence en période électorale et ignorées par certains candidats à la présidentielle et dans les médias. Pire encore, l’ignoble guerre contre l’Ukraine fait peser la menace supplémentaire d’une catastrophe nucléaire et humanitaire.
Dans ce contexte d’insécurité inédit, alors que nous savons désormais que l’énergie nucléaire, non seulement ne sauvera jamais le climat mais aggravera le dérèglement et les risques en cours, des centaines d’organisations associatives, citoyennes, politiques lancent un appel à la mobilisation permanente. A un mois d’élections devant déterminer notre avenir, nous devons rappeler que ces enjeux sont prioritaires et doivent entrer dans les débats démocratiques.
Les déclinaisons de ce déni climatique prospèrent encore en Saône & Loire et dans le Val de Saône au travers de multiples projets portés par des collectivités, soutenus par les pouvoirs publics : desserte de SAONEOR ; ECLAT à Tournus ; Pont de FLEURVILLE ; RCEA …et des PLUi (plans d’urbanisme) qui ignorent délibérément ces enjeux.
Face à cette crise, climatique et sociale, c’est à nous, citoyens, qu’il revient désormais de sonner le tocsin avec le GIEC, pour enclencher les changements urgents dont nous avons besoin pour reprendre démocratiquement notre avenir en mains.
Ouvrons les yeux (Look Up.) et descendons à nouveau dans la rue le 12 mars
En Saône & Loire : CHALON SUR SAONE 15h Place St Vincent – CLUNY 14h30 Ancienne gare MARCHE soutenue localement également par: ACTE, ASR ,EELV 71, Ligue des Droits de l’Homme, …etc. Dans les autres départements limitrophes: Beaune – Dole – https://marcheclimat.fr/12mars
FNE 71 contact@fne71.fr https://fne71.fr

7 commentaires :

  1. Le chantier de l’EPR de Flamanville dure depuis quinze ans au lieu de cinq initialement annoncés. La conception puis la construction de SMR (small modular reactor) prendraient du temps, tout comme la réalisation de réacteurs à fusion si cette technologie aboutit.
    Face à l’urgence climatique, et à l’urgence de fournir une énergie à coût abordable, est-il raisonnable de s’opposer à un projet éolien ou solaire pour « préserver » un paysage ? Les paysages et le patrimoine bâti ne sont-ils pas menacés davantage par les tempêtes, inondations, sécheresses et incendies de forêt liés aux canicules que par des éoliennes ou des capteurs solaires ?

    Et si l’esthétique est tellement importante, que dire alors des stockages de déchets radioactifs que nous laisserons à la postérité dans le sous-sol… en comparaison des inestimables peintures rupestres que nous ont léguées les hommes et femmes de la Préhistoire ? Retarder la nécessaire transition, ou se tromper sur les orientations de long terme nous imposera des efforts supplémentaires pour réduire notre consommation.
    La sobriété constitue un élément essentiel de la politique énergétique, il ne faudrait pas la rendre insupportable par des choix inappropriés. Au lieu de chercher à justifier la procrastination, ne serait-il pas judicieux de regarder ce qui se passe au-delà de nos frontières où une formidable transition énergétique se met en place ?

    • Ce n’est pas si simple. Car l’interrogation de nos besoins et de nos usages est encore peu pesée.
      Si nous maintenons nos besoins tels quels, en souhaitant une indépendance énergétique sur le plan géopolitique, alors le nucléaire reste malheureusement incontournable, d’autant qu’il ne participe en (presque) rien à l’augmentation de concentration de CO2 dans l’atmosphère, principal cause du réchauffement. En revanche, oui, la gestion des déchets est très problématique, et nous avons besoin de progresser encore dans la sûreté.
      Éolien et solaire sont hélas des énergies d’appoints intermittentes, nécessaires, efficaces mais incomplètes, l’électricité ne se stockant pas. Et donc, pour justement préserver les paysages, et au final la nature sauvage qui n’a que faire de bouts de plastiques sur des dalles de béton dans les champs, il serait plus judicieux que chaque bâtiment ait sa petite source de production mixée (en plus de la récupération des eaux de pluies), car ce sera toujours cela de pris comme un apport complémentaire et donc une économie intermittente des énergies fossiles. (Sans compter qu’il y a d’autres sources dont l’hydraulique pour les villes côtières connaissant les marées par exemple).
      Là où nous sommes fondamentalement en retard, c’est bien l’architecture de notre bâtit, la végétalisation des toits, les panneaux solaires sur les toits, les murs épais, les puits canadiens….. bref tout ce qu’il est possible de glaner immédiatement sur nos lieux d’habitations, nos usines, nos entreprises aux toits gigantesques…. et vides, car encore une fois, pourquoi déplacer le problème et se fournir à une source d’énergie qu’on a placé loin des habitations et qui nécessitent des kilomètres de câbles pour la transporter…. Décidément, l’humain est très « Shadock »!
      Bien entendu, l’idéal serait de revoir de fond en comble nos usages et se demander si nous avons encore besoin par exemple de smartphones…….ayant très bien vécu sans jusqu’en 1990 environ! Si on ne reviendra au bon vieux courrier et carte postale, si on a besoin d’autant de photos de nos tranches de vie, si on a besoin de se déplacer autant quand on veut et où on veut, etc…. etc…..
      Ne devra-t-on pas revenir à un mode de vie plus local, rééquilibrer les répartitions de la population dans les Régions, mettre fin aux Métropoles gigantesques, refaire revenir science, technique et culture dans tous les coins de territoire pour que chacun trouve une raison agréable de vivre partout?

      • Perso, n’ayant ni Smart-phone, ni sèche linge, ni lave vaisselle, une petite voiture qui roule bien mais qui a 32 ans sans GPS donc, un abonnement compteur de seulement 9KWs, et comble du luxe, ni carte bleue, ni montre, je comprends ce que tu veux dire.
        Aucun chauffage dans les chambres et la pièce à vivre à 19°. On a des édredons et des pulls en laine.
        Et les gens me demandent comment on fait ? Cela ne nous manque absolument pas vu qu’on n’y a jamais goûté.
        Mais nous vivons à la campagne alors le linge sèche sur un fil ou au sous sol ou sur le rebord de la fenêtre pour les petites pièces. Essaie ça dans une résidence. Immédiatement les autres copropriétaires vont rouspéter auprès du syndic.

        Maintenant à la campagne, le nec le plus ultra c’est d’avoir sa piscine privée en résine alors que chaque été ou presque la préfecture doit prendre des arrêtés pour économiser l’eau. Comprenne qui peut…

        Oui, on peut faire confiance à la science qui trouvera la solution mais il ne faut jamais oublier que l’énergie la moins polluante et la moins chère est celle qu’on ne consomme pas.

        • Nous sommes d’accord! Vous mettez le doigt sur deux points fondamentaux : « les cages à pauvres » qui n’ont ni place, ni espace, ni matériaux pour s’organiser sobrement, et les contradictions de « riches » qui se racontent bien des histoires en prônant la sobriété….. pour les autres, ou en souhaitant conserver à tout prix son mode de vie, car en effet, une fois qu’on a goûté le confort, il est très difficile de s’en passer, le cerveau étant câblé pour la préférence à la facilité (c’est une des causes de la corruption systémique et des conservatismes).
          https://www.dw.com/fr/cop26-graphiques-crise-climatique-comprendre/a-59724151

    • «  »est-il raisonnable de s’opposer à un projet éolien ou solaire pour « préserver » un paysage » »
      Et si vous retourniez la question ?
      Est il raisonnable de chercher à produire artificiellement toujours plus d’électricité ?
      Et si nous nous trompions sur l’efficacité de nos capteurs de vent ou de soleil ?
      https://www.youtube.com/watch?v=L7PwUTAghOo
      Au delà de la frontière ?
      « L’ Allemagne se distingue par des prix d’électricité parmi les plus élevés au monde : en 2019, le prix moyen de l’électricité pour les ménages y atteignait 344,66 $/MWh, supérieur de 60 % à celui de la France et de 161 % à celui des États-Unis »
      Et ce sont ces gens qui ont œuvré pour le dépeçage de EDF, via l’ UE, car ils ne pouvaient pas concurrencer le système mis en place par les français.

      • Que vaut-il mieux : développer des projets de production d’énergie à l’échelle locale qui aident à l’indépendance du pays en la matière et à la maîtrise des prix ? Ou continuer à s’approvisionner en sources fossiles auprès de pays qui ébranlent parfois l’équilibre géopolitique et sont la cause d’une flambée des coûts pour se chauffer, se déplacer, se nourrir, et s’équiper ?

  2. A l’heure où les approvisionnements en énergies d’origine fossile s’annoncent durablement perturbés, le renouvelable se présente comme une planche de salut encore trop étroite aujourd’hui. Plutôt que la contestation source de retards dommageables, une mobilisation générale est nécessaire pour développer de façon plus sereine et urgente, entre autres, la méthanisation, ainsi que l’éolien terrestre et offshore.

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