Journée du patrimoine – Le patrimoine humain, le soutien à Nga To Tran

Ils sont artistes peintres et en dehors de leur passion, ils soutiennent les causes nobles et, en particulier, les injustices notamment la défense du patrimoine humain. Et qui mieux que madame  Nga To Tran, est la parfaite illustration de ce combat, cette Vietnamienne à qui la France a accordé la nationale française et se bat contre la pétrochimie qui a fabriqué l’agent orange largué pendant la guerre du Vietnam.

Ce dimanche, au musée du camion ancien à Montceau, ces artistes tiendront un stand de soutien à madame Nga To Tran avec quatre tableaux à gagner dans une tombola.

Enfin sachez que ARTE diffusera le 29 septembre à 22h15 en France et en Allemagne, un documentaire : Agent orange, la dernière bataille.

Pour Nga To TRan, ce n’est pas une affaire personnelle mais la défense du patrimoine humain attient dans son intégrité physique et du patrimoine Terre, saccagé aux dépends des générations futures.



Le combat d’une femme d’exception, en guerre contre Monsanto et consorts en soutien des « enfants de la dioxine » victimes de l’agent orange.

Tran To Nga aime se présenter comme un trait d’union entre le Vietnam et la France, la France qui lui a accordé la nationalité française et l’a faite chevalier de la Légion d’honneur pour son engagement social et humanitaire. Née en 1942 dans le Delta du Mékong, au sud du pays, elle grandit à Saïgon dans une famille de patriotes.

Elle évoquera sans doute sa vie, d’abord de militante – sous les bombes ou en prison – pour l’indépendance de son pays mais elle parlera surtout de la suite de sa vie, celle d’une femme engagée dans des causes éducatives et sanitaires pour le Vietnam.

Et plus particulièrement, à 72 ans elle se lance dans le combat de sa vie: faire reconnaître la responsabilité de sociétés américaines de pétrochimie pour avoir fabriqué l’agent orange que les avions de l’US Army ont largué en quantité astronomique pendant cette guerre du Vietnam. Trois millions de victimes civiles attendent réparation. Plus de 40 ans après, les effets sont toujours dévastateurs, pour la terre et pour l’homme. Un combat pour désamorcer cette « cette bombe à retardement ». On impute aujourd’hui à cette pluie chimique des cancers et des malformations congénitales qui affectent encore la 3ème génération. Un combat qui n’a rien de banal et que l’on comprend douloureusement en lisant “Ma terre empoisonnée qui paraît chez Stock en 2016.

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