Sous le doux soleil de ce jeudi 7 mai 2026, la cour de l’école La Beluze de Gourdon avait des airs de fête et de fierté partagée. Parents, enseignants, enfants et invités se sont réunis autour d’une œuvre devenue bien plus qu’une fresque, un véritable message de couleurs et d’espérance porté par toute une école.
Sur le mur désormais animé de formes et de nuances éclatantes, les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité prennent vie à travers les regards et l’imagination des enfants. Avec leurs mots simples mais toujours justes, les élèves ont expliqué la symbolique de leurs dessins. Des paroles sincères, pleines de cette évidence que seuls les enfants savent exprimer avec autant de naturel.
Cette aventure artistique a réuni tous les élèves, des plus petits aux plus grands, guidés par un artiste lyonnais déjà venu à Gourdon en 2021 pour donner naissance à la fresque des animaux. Avant les pinceaux et les couleurs, il y eut les idées, les esquisses, les croquis tracés avec application. Les plus grands ont même pris le chemin de Lyon afin de s’imprégner de l’univers du street art, découvrant que les murs peuvent eux aussi raconter des histoires et faire naître des émotions.
Puis, pendant trois jours d’avril, le mur s’est peu à peu transformé. L’artiste a dessiné les contours et les enfants, blouse sur le dos et regard concentré, ont posé les couleurs, couche après couche _ trois fois à chaque endroit _ comme pour mieux inscrire leur message dans le temps.
A l’origine de ce projet, Élodie Felkiel, directrice de l’école, peut mesurer aujourd’hui le chemin parcouru et la beauté du travail accompli. Cette fresque a été rendue possible grâce au soutien de la mairie (836 €), du rectorat (720 €)et surtout de l’association des parents d’élèves, dont l’engagement a permis de faire éclore cette œuvre collective (2044 €).
Et lorsque les dernières notes de La Marseillaise se sont élevées, chantées d’une seule voix par tous les élèves de l’école, chacun a compris que cette fresque n’était pas seulement peinte sur un mur. Elle est désormais gravée dans les esprits, comme le reflet d’une génération qui apprend, déjà, à faire vivre ensemble les couleurs de la République.
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J.B.
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