Gilets jaunes – Le chevalier blanc en route chez Macron

Petit Jean en compagnie d’Aurélie, street medic du Magny.

A l’heure où vous lirez ces lignes, Petit Jean _ il se fait appeler ainsi _ aura repris la route de l’endroit même où, vendredi, à l’entrée du Pouloux à Montceau-les-Mines, il a été accueilli par les gilets jaunes du Magny. Une halte réparatrice, physiquement et moralement pour cet homme dont l’objectif est de rencontrer Emmanuel Macron le 14 juillet prochain avant que ne débute le défilé militaire.

On le reconnaît parmi cent au milieu des délégués GJ qui prennent part à l’assemblée des assemblées. Il porte le blanc du secouriste brancardier et ne sépare jamais de sa canne porte-drapeau et encore moins de sa caquette estampillée Marseille.

Petit Jean arrive d’Aubagne précisément d’où il est parti le 1er juin. Ainsi, chaque jour, il avale 25 km et fait étape chez des gilets jaunes.

En mission pour ses amis street medics

Gilet jaune à la première heure, dès le 17 novembre, il participait aux actions péages gratuits du Pont de l’Etoile. « Je restais même la nuit pour laisser les barrières levées, empêcher que d’autres viennent y mettre le feu et accusent ensuite les GJ » explique-t-il. Sapeur-pompier volontaire depuis l’âge de 16 ans, il a vu pendant les manifestations trop de violence policière. Il n’a pas supporté et est devenu street medic. « Je portais secours aussi bien aux gilets jaunes qu’aux policiers » avance-t-il. Certains de ses amis street medics ont pourtant été victimes de violences des forces de l’ordre.

Alors, sur un coup de tête, « j’ai décidé de marcher sur Paris. J’ai fait un crochet par Genève, le symbole de l’ONU et des Droits de l’homme ».  Sa marche et démarche, elles ressemblent à celle des beurs en 1981, « mais je veux rencontrer le président de la République et qu’il reconnaisse les actes de violences envers les street medics. Nous, nous sommes neutres ».

Déterminé, Petit Jean l’est. « Je ne monte pas à Paris pour me croiser les bras. Je suis chargé d’une mission par mes camarades gilets blancs, une mission pacifique et protestataire ».

Pendant sa marche, un véhicule l’accompagne et permet à des gilets jaunes de le soutenir.

Petit Jean, petits pas pour parcourir 1 200 km. Monsieur le président, il arrive.

Jean Bernard

3 commentaires :

  1. Petit jean, le nom du compagnon de Robin des bois. Tout un symbole !
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    Merci à toi et à tous les « street medic » pour votre présence, votre action et vos témoignages de cette violence policière légitimée par un état devenu autoritaire et méprisant, voire menteur et manipulateur par la voix de ses ministres et des élus du clan LREM avec le soutien des larbins, officiels ou non, qui se reconnaîtront.
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    Bon courage pour la suite de ta mission, l’ami.

  2. Goliath qui confond tout ; la répression policière n’existe que par les exactions des manifestants , l’état se doit de faire respecter l’ordre .Pour ce qui est des mensonges et des fake-news,les GJ sont probablement les champions (enfin un domaine ou ils sont les premiers)

    • Si je confonds tout, Petit Jean et Jean Bernard qui rapporte ses propos aussi.
      Comme vous semblez avoir de très grandes difficultés en lecture, je vous la facilite par cet extrait de l’article à propos de Petit Jean :
      Sapeur-pompier volontaire depuis l’âge de 16 ans, il a vu pendant les manifestations trop de violence policière. Il n’a pas supporté et est devenu street medic. « Je portais secours aussi bien aux gilets jaunes qu’aux policiers » avance-t-il. Certains de ses amis street medics ont pourtant été victimes de violences des forces de l’ordre.

      Alors, confusion de ma part ?

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