Elections sénatoriales 2020 – Jérôme Durain (PS), sénateur sortant, officiellement candidat

Paulette Matray, Jérôme Durain (au centre) et David Marti.

Qui, au parti socialiste, pouvait briguer le poste de sénateur de Saône-et-Loire si ce n’est Jérôme Durain et donc se succéder à lui-même ? La question a été vite tranchée. Durain, il fait le boulot donc au PS, personne ne viendra lui mettre des bâtons dans les roues. Il roule sur du velours.

Quand bien même a-t-il « fait le boulot » ces six dernières années, une élection, surtout avec les grands électeurs, les élus du département dont 95% sont des délégués des conseils municipaux, n’est jamais acquise d’un claquement de doigts.

Un sénateur socialiste en Saône-et-Loire est si rare que Jérôme Durain, du haut de ses 51 ans, a encore une belle carrière devant lui même si en politique tout va très vite comme l’est l’avenir de Messi au Barça.

La transition est toute trouvée lorsque Jérôme Durain arrive ce mardi soir au Creusot accompagné de David Marti, maire de la ville et président de la communauté urbaine Creusot Montceau. Le binôme qui a fonctionné en 2014 est purement et simplement reconduit en 2020. David Marti reprend son bâton de président du comité de soutien du sénateur socialiste sortant et conseiller régional de Bourgogne – Franche-Comté.

« Annoncer ma candidature et la liste que je conduis au Creusot est donc tout un symbole » rappelle Jérôme Durain. « Il est comme moi, il n’est pas sectaire » indique David Marti. « Il travaille pour l’intérêt général ».

Un président de la CUCM et un sénateur de Saône-et-Loire encartés PS, c’est du pain béni pour David Marti. « Jérôme (Durain), il est dans la réalité, à nos côtés. Dès que je le sollicite, il répond rapidement. Il a été très utile sur des dossiers économiques, de sécurité. Il nous a toujours soutenus. Je souhaite qu’il poursuive » ajoute le maire du Creusot.

En somme, Jérôme Durain est indispensable au département, parce que « nous travaillons avec le même état d’esprit » souligne encore David Marti.

Pour composer sa liste (4 noms), Jérôme Durain a fait appel, comme il les surnomme, à « des bosseurs », des élus de terrain capables de l’alerter des difficultés du moment et qui « représentent l’ensemble du département dans sa diversité. « Ils ne recherchent pas la lumière mais sont reconnus par leurs paires ».

Présente à ses côtés,  Paulette Matray, numéro 2 sur la liste, maire de Marigny (son 4e mandat), une « sympathisante de gauche » reconnaît-elle. Et Jérôme Durain, lui a tapé dans l’oeil. « Je n’avais jamais vu autant un sénateur sur le terrain ».

Pas étonnant qu’on dise de lui, « c’est un mec de gauche qui fait du bon boulot » tout en étant dans l’opposition au palais du Luxembourg à Paris. Il a trouvé sa place dans son groupe et dans l’hémicycle.

Jérôme Durain, autant parle-t-il d’écologie, de liberté publique, de l’emploi des forces de l’ordre, en règle générale, il aspire surtout à défendre « ceux qui vivent et travaillent en Saône-et-Loire. Mon boulot est de faire savoir et permettre que ce département se développe ».

Jean Bernard

La liste conduite par Jérôme Durain aux sénatoriales en Saône-et-Loire (élections le 27 septembre 2020)

Jérôme Durain, 51 ans, sénateur de Saône-et-Loire, conseiller régional de Bourgogne – Franche-Comté

Paulette Matray, 64 ans, assistante sociale retraitée, maire de Marigny

Fabrice Voillot, 43 ans, agriculteur, maire de Charbonnat, vice-président de la communauté de communes Grand Autunois Morvan

Elisabeth Lemonon, 58 ans, responsable de rayon, conseillère départementale du canton de Cluny

Philippe Page, 57 ans, chef de cuisine, maire de Dampierre-en-Bresse, vice président de la communauté de communes Bresse Nord Intercom

NDLR : Marie Mercier, sénateur Les Républicains est candidate à sa succession alors que Jean-Paul Emorine (LR), sénateur sortant se retire et soutient Eric Michoux, maire d’Epervans.

Trois sénateurs sont à élire le 27 septembre prochain par 1679 grands électeurs du département. Chaque liste est obligatoirement paritaire.

3 commentaires :

  1. surtout pas luis un frondeur

  2. Bonsoir
    Ça sert à quoi un sénateur ?🤔

    • A nous coûter 6000€ par mois plus les faux frais et leurs futures retraites qui ne subissent aucune conditions, l’efficacité n’étant pas une obligation de poste. Au mieux les chose s’empire comme on peut le lire chaque jour dans les pages de faits divers.

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