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Contre l’amiante à Mont-Saint-Vincent – L’association est née dans la contrariété

Trois heures de réunion ont été nécessaires aux trente-trois opposants au projet d’enfouissement des déchets amiantés à la carrière Bourgueuil à Mont-Saint-Vincent pour donner naissance à l’association « Préserver Mont-Saint-Vincent et ses alentours ».

La réunion s’est tenue à la salle des fêtes de Collonges-en-Charollais ce samedi après-midi en raison du mauvais temps, car à l’origine, elle devait avoir lieu au théâtre de verdure du site historique à 600 mètres d’altitudes.

De redescendre sur le plancher des vaches n’a pas forcément donné des ailes aux participants. En effet, si tout le monde adhérait à l’idée d’une association pour s’opposer à l’enfouissement de l’amiante, le chemin emprunté a été tortueux. Du type d’association, classique ou collégiale, au but de l’association, en passant par le nom de l’association, tous les mots ont pesé.

Par moments, Nadine Therville et Joël Jouve qui dirigeaient les débats faillirent même baisser les bras. Une personne dans la salle exultera même : « On se prend la tête sur des mots, on chipote pour rien ».

« Ou mais chaque mot compte » réagissait un autre.

Dans ce contexte, on se demandait même si l’association verrait le jour. Heureusement, tout le monde était d’accord sur le fond.

Le poids des mots a néanmoins provoqué comme une lassitude chez les plus jeunes sur lesquels Nadine Therville comptait beaucoup pour apporter du sang nouveau et, surtout, « des nouveaux visages ». Elle ne mâcha pas ses mots, « ça sent le réchauffé » en s’adressant aux anciens.

Il est vrai qu’en amont, les plus jeunes ont beaucoup travaillé à émettre des idées, en particulier les diffuser sur les réseaux sociaux. Alors s’engager dans l’association, oui mais attendre à chaque fois le vert du bureau pour publier n’est pas leur vision. Joël le rappelait, « il faudra être efficaces et réactifs ».

Cette réunion n’a donc pas été une partie de plaisir « ce n’est pas la plus marrante mais il faut la faire pour constituer l’association » ajouta t-il.

Aujourd’hui, elle est née, c’est l’essentiel. Il reste à travailler sur le logo, prévoir des actions notamment mettre en ligne une pétition, tenter de rencontrer le maire et l’équipe municipale, même se rendre à Beaune au siège de la société Rougeot qui exploite la carrière à Mont-Saint-Vincent et prendre connaissance du contrat de fortage entre la commune et l’exploitant.

Il n’y a pas de temps à perdre.

Jean Bernard

Le bureau de l’association « Préserver Mont-Saint-Vincent et ses alentours »

Présidente : Cathy Barboiron, vice-président : Pierre Bertrand

Secrétaire : Martine Moreau, secrétaire adjoint : Jean-Michel Raoul

Trésorier : Jean Ballandras, trésorier adjoint : Patrick Charollais

Assistante : Sophie Marionnet, à l’image : Pierre Richard

2 commentaires

  1. Bravo. Il fallait faire quelque chose. Soutien à cette association dont la cause est importante.

  2. Comme jadis à montchanin on commence avec des déchets simples mais déjà dangereux puis on fini avec des déchets ultimes ultra toxique que des camions viennent verser la nuit en toute clandestinité

    Voir à ce sujet l’article paru dans la revue politis dans les années 80 sur la dioxine de sevezo qui a fini dans plusieurs décharges des environs

    Ce qui est grave c’est de se présenter aux élections en cachant le projet aux électeurs

    La démocratie représentative ne mérite pas ces mesquineries

    Tenez bon

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