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Confinement – Adopter un animal sur internet, purement impensable au refuge Jean Roche à Montceau

Etrange, étrange. Il aura suffi qu’un homme, Jacques-Charles Fombonne, président de La SPA sur Paris, demande une dérogation liée au confinement, afin que les gens puissent adopter leurs chiens et chats après les avoir choisis sur photo sur internet, reprend L’Express sur son site, pour que le ministère de l’Intérieur annonce le 11 avril 2020 « qu’une tolérance sera accordée dans les déplacements pour les personnes souhaitant adopter l’animal en refuge.

Ce personnage gère 62 refuges et assure « qu’ils seront bientôt saturés ». A croire qu’en région parisienne, essentiellement, le confinement est la cause d’abandons d’animaux. C’est possible.

Qu’en est-il chez nous et plus précisément au refuge Jean Roche, rue de Nancy à Montceau-les-Mines ?

A écouter Valérie Romano, qui gère le refuge et présidente de la confédération nationale de la défense de l’animal qui regroupe 270 refuges en France et DOM-TOM, « on ne peut pas choisir son animal sur internet et venir l’adopter du jour au lendemain ». C’est inconcevable pour cette ardente amoureuse des animaux.

« Nous avons proposé au président de La SPA (Jacques-Charles Fombonne), de reprendre des animaux mais il a préféré demander cette fameuse dérogation » explique-t-elle.

Moins d’adoptions, c’est moins d’argent qui rentre

Que cache cette demande ? « C’est purement financier et politique », dit-elle. Car ici, dans le Bassin minier, le situation est bien différente de Paris. « Nous avons une trentaine de chiens, de nombreux box sont vides et seulement trois chats et, en cette période de confinement, on ne peut pas adopter. Alors forcément, c’est moins d’argent qui rentre. C’est La SPA Paris qui fait circuler le message que les refuges arrivent à saturation ».

Adopter un chien demande du temps. « Nous avons besoin de plusieurs rencontres entre l’animal, son futur maître et son entourage. Nous avons besoin de savoir où ils vivent, l’animal va-t-il se plaire ? Et ce n’est pas à partir d’une photo sur internet que nous aurons les réponses ».

Au mieux, en ce confinement, « nous pouvons nous rendre chez la personne avec le chien, lui laisser pendant une semaine et évaluer ainsi les chances de réussite de l’adoption » ajoute Valérie Romano.

Alors effectivement, depuis le confinement, le refuge Jean Roche manque d’argent. « Nous avons des dons, de l’ordre de 300 à 400 euros mais c’est un quart de nos besoins par mois » précise-t-elle.

Le confinement a au moins un avantage et non des moindres dans notre région, « les gens redécouvrent leur animal, ils prennent plus de temps avec lui, ce qui explique qu’il n’y a pas d’abandon lié au confinement » ajoute encore Valérie Romano.

Quant à une possible reprise des activités du refuge rue de Nancy à partir du 11 mai prochain, sans aucune certitudes, « de toute manière, nous ne ferons pas de portes ouvertes même si en ce moment nous avons beaucoup de demandes d’adoptions. Nous avons le temps, nous verrons après le confinement. Il n’y a pas d’urgence ».

Montceau-les-Mines n’est pas Paris.

Jean Bernard

Vous pouvez toujours prendre contact par mail : refuge.jeanroche@orange.fr

Et jusqu’à nouvel ordre, le refuge Jean Roche est fermé.

 

Un commentaire

  1. Il me semble effectivement très important que l’ adoption d’ un animal domestique se fasse dans le respect et l’ entente mutuels des 2 parties. Adopter n’ est pas un acte futile et l’ engagement du futur maître ou maîtresse doit être éclairé par des conseils avertis. Vérifier que cette personne est apte à recevoir un animal, à le nourrir et surtout à le soigner sont impératifs pour une adoption réussie . Pour le moment l’ humain a du temps mais après, en sera- t-il de même ? Donc la prudence est de mise !

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