Conciliateur de justice – La première marche avant le tribunal

Patrick Lebossé (à gauche) et Antoine Di Campi entourent Chantal Lebeau, adjointe aux affaires sociales à Montchanin.

Ils ne prennent jamais partie, ils sont là pour écouter le demandeur et le défendeur, éviter que la situation ne s’envenime et se termine au tribunal. Vous avouerez que, pour une haie mal taillée, c’est parfois pousser le bouchon un peu trop loin.

Le conciliateur de justice est justement là pour que les deux parties s’entendent et repartent, autant que possible, bons amis. Se fâcher avec son voisin ne favorise jamais une relation durable.

Toutefois, le sujet de la discorde est plus impétueux surtout quand il s’agit d’argent, notamment de loyers impayés. Le conciliateur de justice n’est pas là pour faire le gendarme. « Nous ne décidons pas qui a tort ou qui a raison, nous essayons de raisonner les gens. Même dans un dossier avec 1000 € d’enjeu, nous tentons de trouver une solution à l’amiable. Nous restons neutres » explique Antoine Di Campi, conciliateur sur le Creusot, fonction qu’il occupe bénévolement. « D’ailleurs tout dossier inférieur à 5000 € passe entre nos mains ».

« Si nous n’arrivons pas à un accord, alors je dresse un constat au juge » atteste Antoine Di Campi. Son collègue, Patrick Lebossé qui a été directeur des affaires culturelles à l’Embarcadère à Montceau avant de prendre la direction générale des services à la mairie de Cosne-sur-Loire s’occupe lui du secteur de Blanzy, Montchanin, va même dans la Nièvre à Luzy et Fours.

« Les conflits sont de tout ordre, c’est les tracas avec les garagistes qui vendent des véhicules à 1500 € qui ne fonctionnent pas ou avec un particulier en guerre avec un artisan pour des travaux » raconte Patrick Lebossé qui, comme ses collègues, fait toujours un premier entretien individuellement avant de réunir les deux parties ».

Le conciliateur de justice dépend du ministère de la Justice. Il est nommé par le président de la cour d’appel de Dijon. En Saône-et-Loire, ils sont quinze conciliateurs à toujours chercher une solution amiable avec un taux de réussite qui dépasse les 50%. Et chaque année, au tribunal de Chalon, les affaires augmentent : 669 en 2018, 724 en 2019, 783 en 2020 et 828 en 2021.

Sur Blanzy, Patrick Le bossé  est intervenu à 27 reprises en 2021, principalement pour des litiges liés à la consommation et des nuisances de voisinage, 19 affaires ont été résolues. La conciliation est sans aucun doute le meilleur moyen d’éviter le tribunal.

J.B.

Les permanences chaque mois : 2e mardi matin mairie de Blanzy, 2e mercredi matin Espace Tuilerie à Montchanin, 2e jeudi matin relais Emploi à Gueugnon.

Vous pouvez prendre rendez-vous sur le site http://www.conciliateurs.fr

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