Commémoration du 8 Mai 1945 – Montceau-les-Mines honore ceux qui ont refusé de céder

Au même titre qu’Isabelle Louis, c’est toute une ville, tout un peuple, toute une nation qui se dressent dans une même fierté, celle d’avoir su renaître après les années d’épreuves, d’horreurs et de combats.
« Le 8 mai 1945, il y a quatre-vingt-un ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne », rappelait le sous-préfet d’Autun.

« Ici, à Montceau-les-Mines, ville médaillée de la Résistance, tant d’hommes et de femmes sont tombés au combat pour que vive la liberté. Nous ne devons jamais les oublier », soulignait madame le maire.

En ce 8 mai 2026, « Montceau se souvient, honore et transmet les valeurs de la paix et de la liberté », ajoutait Isabelle Louis.

Il y a quatre-vingt-un ans, l’Europe était délivrée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie. « Libérée par l’ensemble des Alliés, libérée aussi par les armées françaises. Ne l’oublions jamais : avant d’être une défaite militaire, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit », déclarait le sous-préfet en donnant lecture du message officiel de Catherine Vautrin, ministre déléguée chargée des Armées et des Anciens combattants.

Puis vinrent ceux qui continuèrent de croire en la France, sans être des surhommes. « Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l’île de Sein, les cinquante-deux premiers volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de seize ans, qui rassembla autour de lui les Volontaires de la Liberté avant d’être déporté à Buchenwald. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder ».

« Dès le 3 septembre 1939, rappelait le général Charles de Gaulle, nous avons tiré l’épée, seuls avec l’Angleterre, pour défendre le droit violé sous les traits de la Pologne ».

Souvenons-nous des Commandos Kieffer, débarqués à l’aube du 6 juin 1944. Honorons aussi, sur les plages de Provence, les soldats venus d’Afrique, d’Asie et du Pacifique _ tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ʳᵉ Armée française conduite par le général Jean de Lattre de Tassigny jusqu’aux portes de Berlin.

De Lattre qui, face à ce qu’il appelait « les puissances multiples du mensonge », déclarait : « Nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »

Rappelons-nous également Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l’idéal européen qu’elle nous lègue demeure la plus éclatante réponse à la haine par la force du droit.

« Un peuple, le nôtre, que ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation » — ainsi concluait le représentant de l’État, reprenant les mots de Charles de Gaulle devant l’Assemblée nationale, le 15 mai 1945.

J.B.

La commémoration du 8 Mai 1945 a débuté au monument aux Morts au Bois du Verne, sur la commune de Saint-Berain-sous-Sanvignes, puis place Beaubernard, puis au monuments des Fusillées avant de d’achever au monument aux Morts, place de l’église.

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