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Ils étaient favoris, ils jouent à domicile, mais les Bleus ont manqué leur entrée dans ce championnat du monde U25 de pêche sportive. Sur le lac du Plessis, les Hongrois, parfaitement maîtres de leur stratégie, ont pris les commandes dès la première manche. Pendant que Martin Takacs et ses compatriotes engrangeaient les gardons, la France s’est enlisée, terminant cette première journée à la dernière place. Un lourd handicap qu’il faudra désormais surmonter pour espérer encore décrocher le podium.
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Deuxième manche ce samedi de 10h à 14h.
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On ne pouvait rêver meilleures conditions pour lancer une compétition de cette intensité. Ce samedi matin, sur le lac du Plessis, une belle brise balayait le plan d’eau lorsque s’est disputée la première manche du championnat du monde de pêche sportive U25. Les U15 et U20 concouraient à Montchanin et Saint-Laurent-d’Andenay.
Onze nations avaient engagé une équipe de quatre compétiteurs, chacun installé sur un poste attribué par tirage au sort. A armes égales, donc. Mais sur l’eau, très vite, les différences allaient apparaître.
A 10 heures pétantes, les trois coups de klaxon ont déchiré le calme du lac. Aussitôt, les lignes se sont mises en mouvement. Un ballet nautique parfaitement orchestré s’est alors déployé sur le parcours, chacun sa technique, chacun sa stratégie, chacun son pari, avec le même objectif en tête, remplir sa bourriche du maximum de poissons et engranger les précieux grammes qui feront, au bout de quatre heures, toute la différence.
Car ici, le nombre ne suffit pas. C’est le poids qui compte.
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Les Bleus sous pression
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Pour beaucoup d’observateurs, l’équipe de France abordait cette première manche avec le statut de grandissime favorite. Elle évolue à domicile, connaît le parcours mieux que nombre de ses adversaires et collectionne les titres et les médailles, y compris lorsqu’elle doit batailler loin de ses terres.
Mais il y avait, ce samedi, un adversaire invisible et redoutable : la pression.
Et les Bleus l’ont payée au prix fort.
Dès la première heure, les Français sont apparus déboussolés, incapables de trouver la bonne réponse aux conditions du jour. A l’exception de Léo Monsigny, huitième en individuel, mais déjà relégué loin derrière le Hongrois Martin Takacs, la première manche a tourné au cauchemar.
Pourtant, certains avaient vu juste.
Dès les entraînements de la veille, les Hongrois avaient compris que la clé se trouvait dans une technique que les Français semblent moins maîtriser, l’agrainage.
Alors, pris entre deux eaux, les Français ont tenté de limiter les dégâts en pêchant davantage près de la berge, là où se concentraient les poissons-chats. Mais la comparaison était cruelle.
Un poisson-chat pèse entre 10 et 15 grammes. En face, les Hongrois, et notamment Martin Takacs dans le secteur B, sans oublier Peter Bako dans le secteur A, enchaînaient les poissons blancs, principalement des gardons.
Un gardon, c’est 50 à 70 grammes, parfois davantage.
Le calcul est vite fait.
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Takacs, le métronome hongrois
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Et dans cet exercice, Martin Takacs a été impérial. L’agrainage, il le maîtrise à la perfection. Son arme, le chènevis, une graine de chanvre qu’il propulse à l’aide d’une fronde, précisément en direction de son flotteur. Le geste paraît simple. Il est en réalité redoutablement efficace.
Le chènevis excite le poisson et transforme le poste en véritable table ouverte. Un peu comme un groupe d’amis autour d’un apéritif, il suffit de faire circuler les cacahuètes pour que tout le monde tende la main.
Ici, les gardons n’ont même pas besoin de tendre la main. Ils attendent, bouche ouverte, l’offrande qui tombe du ciel. Takacs n’a alors plus qu’à ferrer, ramener, décrocher, relancer… et recommencer. Pendant quatre heures.
Un véritable métronome. Réglé avec une précision d’horloger hongrois.
Une seule alerte est venue troubler cette mécanique presque parfaite, une carpe, aperçue au bout de la ligne de Takacs, qui semblait promise à rejoindre la bourriche. Mais au dernier moment, elle s’est décrochée. Dans sa fuite, elle a dispersé les poissons blancs, laissant le Hongrois quelques instants dans le doute. Quelques instants seulement.
Très vite, la confiance est revenue. Et les gardons aussi.
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La Hongrie prend les commandes
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A l’arrivée, le verdict est sans appel. Deux Hongrois occupent les deux premières places du classement individuel. Et chez les U25, le pays des Magyars s’installe logiquement en tête du classement par équipes, devant l’Italie et la Belgique.
Pour les Français, en revanche, la désillusion est immense. Et amère.
Après une journée à domicile qu’ils espéraient conquérante, les Bleus ferment la marche. Onzièmes et derniers. Un scénario difficile à imaginer avant le coup d’envoi. Une véritable douche froide pour une équipe qui rêvait de podium et qui se retrouve désormais avec un immense retard à combler.
Finir sur le podium relèvera désormais de l’exploit. Mais une compétition mondiale ne se gagne jamais après une seule manche. Et s’il est une certitude dans le sport français, c’est bien celle-ci : en France, rien n’est jamais impossible.
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J.B.
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Résultats des U20
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Résultats des U15
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