L’ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITÉ 71 ET LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME INTERDITES PAR LE MAIRE DE CHALON AU FORUM DES ASSOCIATIONS.
Communiqué de l’AFPS 71 – Nous avions engagé un recours devant le tribunal administratif de Dijon face à la décision du Maire de Chalon de nous interdire de participer au Forum des associations le 5 septembre à Chalon-sur-Saône. Cette exclusion est le fait d’un édile qui s’est montré un soutien indéfectible du pouvoir criminel israélien. La même décision d’exclusion a visé la Ligue des Droits de l’Homme qui s’était aussi opposée à cet élu local, sur la question de l’Etat de droit et des libertés fondamentales.
Ainsi, Monsieur le Maire a décidé d’écarter deux associations qui ne partageaient pas ses idées extrémistes, d’un événement jusque là citoyen, pluraliste et rassembleur. C’est une décision éminemment politique et les oripeaux de neutralité invoquées par Monsieur Platret dans sa communication ne trompent personne. User de ses prérogatives pour exclure de l’espace public celles et ceux avec lesquelles existe un désaccord est une grave entorse aux principes républicains, qui sont des principes de tolérance et de pluralisme. Des principes républicains qui pour rester vivants, impliquent à la fois, la stricte neutralité de l’administration et la plus grande liberté de conscience et d’expression des administrés. La chose commune à toutes et tous les chalonnais, qui les rassemble au-delà de leurs opinions, est aujourd’hui en danger à Chalon-sur-Saône.
L’an passé le juge administratif dijonnais avait mis fin à ces menées et suspendu en urgence de pareilles décisions d’exclusion, jugées gravement attentatoires aux liberté fondamentales d’expression, de réunion et d’association.
Mais cette année, le même juge a procédé à un revirement inattendu en rejetant notre recours au motif de l’absence d’urgence. Ainsi, là où l’an passé le juge administratif jugeait que la violation manifeste de libertés fondamentales appelait une décision urgente, il juge désormais que de pareilles atteintes n’appellent plus une réponse urgente. C’est un symptôme évident de la dégradation de la protection des libertés fondamentales en l’espace d’une année seulement.
Il faut mesurer la portée d’une telle décision qui laisse les associations à la merci des décisions de dernière minute les plus sectaires, arbitraires et liberticides, en les privant de tout recours utile face à l’urgence, à savoir le recours en référé devant le juge administratif.
Les libertés fondamentales sont nos biens communs les plus précieux. Elles sont les conditions de la démocratie et la garantie de tous nos autres droits et libertés. Elles sont aussi les plus fragiles, face aux manipulations, à la haine ou à la lâcheté.
Ici comme sur la question palestinienne, l’AFPS 71 n’a pas de meilleure réponse a apporter, que d’éclairer les citoyennes et citoyens sur les enjeux présents et à venir. Rétablir la vérité et dissiper les fumées du mensonges reste notre ligne directrice.
Les Chalonnaises et Chalonnais peuvent compter sur nous : nous ne cèderons jamais et n’accepterons jamais de nous taire ou de limiter nos actions citoyennes et démocratiques.


