Il fallait être à la salle Bourdelle samedi, à Montceau-les-Mines, pour mesurer l’énergie qui régnait lors de la dernière soirée du BAM Festival. Pour clore cette édition en beauté, le festival avait misé sur deux artistes qui parlent directement à une génération, Doria et Marwa Loud. Un choix qui n’a manifestement pas laissé le jeune public indifférent.
Avec Doria, le ton était donné. La jeune artiste, bien installée dans le paysage musical urbain, a rapidement créé cette proximité particulière qui fait les belles soirées de concert. Sa musique, à la croisée du rap et de sonorités plus mélodiques, trouve un écho évident auprès d’un public jeune venu chanter, danser et surtout partager ses chansons.
Dès qu’un titre était reconnu, les voix montaient des travées et les téléphones se levaient pour immortaliser l’instant.
Après Doria, c’est Marwa Loud qui a pris possession de la scène. Une artiste dont plusieurs titres sont devenus de véritables marqueurs de la pop urbaine française et qui possède cette capacité rare à réunir plusieurs générations de jeunes autour de ses chansons.
A Montceau-les-Mines, le constat était saisissant, le public connaissait les morceaux, parfois dans leurs moindres détails. Il suffisait de quelques notes pour déclencher une clameur. Les refrains étaient entonnés avant même que l’artiste n’ait besoin de les lancer.
Marwa Loud a ainsi offert ce que le public était venu chercher, de l’énergie, des tubes et une atmosphère de fête.
Pour refermer le BAM Festival, le pari était donc réussi. Une salle en mouvement, deux artistes généreuses et un public qui a fait entendre sa voix, Montceau avait bien choisi sa dernière soirée.
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J.B.
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