A Montceau-les-Mines, une cérémonie s’est tenue vendredi en fin d’après-midi devant le monument aux Morts, place de l’église, à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives.
Une cérémonie officielle, donc, pour une journée qui ne l’est pas moins. Pourtant, la municipalité a fait le choix d’un format particulièrement discret. Le conseiller délégué à la mémoire a donné lecture de l’hommage national, avant d’expliquer que, compte tenu du « nombre important de cérémonies en septembre », celle-ci se voulait « plus intime ».
L’explication pourrait prêter à sourire si le sujet n’était pas aussi grave.
Car à force de multiplier les cérémonies, doit-on considérer que certaines méritent moins d’attention que d’autres ? La mémoire nationale serait-elle devenue une question d’agenda, que l’on traite en fonction du calendrier des élus et de la disponibilité des services municipaux ?
La Journée nationale d’hommage aux Harkis n’est pourtant pas une commémoration secondaire. Elle rappelle une page douloureuse de l’histoire de France et le destin de femmes et d’hommes qui ont servi la France, avant de connaître, pour beaucoup, l’abandon, les conditions indignes d’accueil et de vie, puis des décennies de reconnaissance tardive.
La mémoire ne devrait pas être une cérémonie de plus à caser dans un agenda déjà chargé. Elle mérite mieux que cela.
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J.B.
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