Attaques du loup – Les éleveurs vont « sonner le tocsin » devant la sous-préfecture à Charolles

« Maintenant, il y a urgence » lance Guillaume Cognard, éleveur de moutons de race charolaise aux Simonots, sur la commune de Gourdon, à une encablure du Mont-Saint-Vincent.

Dans la cour de la ferme, un tracteur se tient prêt à partir avec à l’arrière, dans la remorque, les cadavres des onze moutons tués dans la nuit de samedi à dimanche. Ce même éleveur avait déjà eu la visite du loup fin juillet. Le prédateur avait déjà tué trois brebis.

Le tracteur, la remorque avec les cadavres et direction la sous-préfecture de Charolles où avec d’autres éleveurs, il va vers 19 heures, décharger les moutons morts devant la grille de la sous-préfecture. « Nous allons les aligner parce que maintenant, on ne peut plus attendre que les autorités ne prennent pas la bonne décision ».

Et la bonne décision pour Guillaume Cognard, c’est « le tir de prélèvement », c’est-à-dire, organiser une battue, traquer le loup « et le tuer » précise-t-il.

Car pour l’heure, malgré les décisions prises, équiper les éleveurs de fil électrique pour protéger les troupeaux, autoriser les tirs de défense, le loup poursuit ses carnages. Et ces jours derniers, avec sa faim de loup, il a été particulièrement efficace.

« Aujourd’hui, nous sommes trois à avoir l’autorisation du tir de défense, deux éleveurs sur Saint-Romain-sous-Gourdon et moi-même » indique Guillaume Cognard.

La nuit dernière, dans ce cadre-là « avec les louvetiers, nous étions 22, répartis sur cinq lots, à attendre de 22h à 3h la venue loup qui n’a pas pointer son museau » raconte l’éleveur. Il n’est pas fou le loup, il ne va pas se jeter dans la gueule du…

La veille encore, Guillaume Cognard, alors qu’il surveillait un lot près de sa ferme, le loup a attaqué du côté du bourg de Gourdon. En deux nuits, le péradeur a égorgé 11 animaux, 10 brebis et 1 bélier. « Sur l’une des brebis, il manque de la viande mais aussi une épaule et la patte ». Le loup fait des provisions.

Donc ce soir, devant la sous-préfecture, les éleveurs vont faire « sonner le tocsin ».

Jean Bernard

Photo Facebook Guillaume Cognard.

5 commentaires

  1. bravo Messieurs, ne vous laissez pas faire. Regroupez vous et faites valoir vos droits. Faites aussi que votre travail soit reconnu.
    Une question, à laquelle , les bureaucrates n’auront pas de réponse, quel est le prédateur du loup ?

    • Le loup, tout comme l’homme, est au sommet de la chaîne alimentaire. L’un et l’autre n’ont donc pas de prédateurs… si l’on excepte les virus.

      • Tout à fait Goliath,

        Donc, vu de moi, le loup est un rival de l’homme.
        Il faut choisir, manger ou être mangé. ( au sens propre comme au sens figuré )
        Personnellement, mon choix est fait.

  2. Bonjour, reunnissez vous et faites reconnaître votre métier, il y a trop de contrainte aujourd’hui. Nos anciens avaient fait disparaître le loup et voilà aux jours d aujourd’hui où nous en sommes.

  3. On se croit au temps de la bête du gevaudan, vouloir l abattre c est une chose le trouver en est une autre….un loup solitaire est très méfiant très intelligent la partie est loin d etre gagné et faudrait il déjà recevoir l autorisation des autorités.pourquoi ne pas plutôt poser des appâts appétissant avec des sédatifs puissants?Le loup serait ainsi capturé et mis hors d état de nuire sans se mettre hors la loi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *