Association Christelle – Le fascicule de l’oubli, une pièce indispensable adressée aux maires

Médiatiser l’action de l’association Christelle passe aussi par le Raider’s Digest.

C’est une évidence, mieux vaut ne pas être victime d’un acte criminel ni avoir affaire à la justice. Hélas, parfois le destin frappe tragiquement et plonge une famille dans un total désarroi.

Lorsque Christelle Blétry est assassinée le 28 décembre 1996 à Blanzy, ce n’est que 22 ans plus tard le 3 octobre 2018, que son meurtrier est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 20 ans pour le viol et le meurtre de la Blanzynoise. Il a fallu des tonnes de persévérance, de patience et d’obstination à sa maman, Marie-Rose, pour connaître la vérité et voir l’odieux personnage derrière les barreaux.

C’est l’exemple type où la justice connaît ses limites, où sans la création de l’association Christelle (aide aux familles victimes d’agression criminelle), cette affaire serait sans doute encore non élucidée. L’association a remué ciel et terre pendant des années.

Marie-Rose Blétry aujourd’hui présidente de l’association Christelle, sait mieux que quiconque combien pour ces familles, « il n’existe aucun statut des victimes, ni la moindre information pour l’ensemble des démarches à effectuer et que ces familles, doivent oeuvrer seules devant l’inertie des pouvoirs publics et judiciaires ».

C’est dans ces termes que l’association Christelle s’adresse aux 36 000 maires des communes de France et de Navarre à qui est envoyé un petit fascicule « Victime d’un acte criminel, comment agir ? » car « nous avons constaté que les choses sont restées en l’état à notre grand regret malgré des promesses énoncées par le pouvoir exécutif ».

Un coût de plus 30 000 € que l’association

ne pourra pas supporter seule

Leur solution, s’adresser notamment à l’association Christelle. « Nous recevons des courriers, des appels téléphoniques de familles qui n’ont aucune information, pas d’avocat et se trouvent démunies devant une justice qui ne les aide pas » constate Marie-Rose Blétry.

Avec ce fascicule, l’association forte de son expérience, a voulu répondre aux premières questions que se poseront immanquablement les victimes d’actes aussi ignobles. Il est clair et lisible.

Voilà comment une association se substitue à ceux dont ce devrait être le travail.

Outre l’idée, c’est le coût que doit prendre à sa charge l’association. « C’est plus de 30 000 € » fait savoir la présidente. « Nous ferons 12 000 envois cet été en attendant des dons, notamment des entreprises et des particuliers qui sont déductibles des impôts » note-t-elle encore. Il serait impensable que toutes les mairies, les commissariats, les gendarmeries et les procureurs, ne reçoivent pas ce fascicule. « Nous allons probablement prendre contact avec notre nouveau député » ajoute encore Marie-Rose Blétry.

Le combat de l’association Christelle ne s’arrête pas là. Sous le feu, il y a toujours la création du Pôle « cold cases » de Nanterre (présidé par la Juge Sabine Kheris qui a révélé la culpabilité de Fourniret). « Mais nous constatons comme un frein à faire transférer nos dossiers de Chalon à Nanterre, nous avons six ou sept, notamment celui de Sylvie Aubert (Ndlr: une Chalonnaise qui a disparu depuis le 14 novembre 1986) » précise la présidente.

En somme, les vacances ne seront pas de tout repos.

Jean Bernard

2 commentaires :

  1. C’est une très bonne initiative la publication et diffusion de ce fascicule. La justice est trop complexe,impersonnelle et les victimes souvent livrées à elle même et seules dans leur désarroi. Bravo à cette association.

  2. Vous avez raison . La justice n’en a rien à cirer. Il faudrait que ces gens soient confrontés personnellement à ces drames .

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