18 août 1908, est-ce le vent qui tourne ?

Ce 18 août débute à Béziers mais impliquera une vie en Franche-Comté.

Le 18 août 1908 à Béziers naît Edgar Faure. Il fut le plus jeune avocat de France et plus jeune deuxième secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris.

En 1941, il témoigne en faveur de Pierre Mendès France, lors du procès à Clermont-Ferrand, ce qui était courageux vu les circonstances.

À l’automne 1942, il rejoint le général de Gaulle à Alger pour devenir chef du service législatif du gouvernement provisoire (1944).

Son heure de gloire vient en 1945 lorsqu’il est nommé procureur général adjoint français au Tribunal militaire international de Nuremberg.

Après la libération il deviendra un homme politique en responsabilités.

Elu local : maire de Port-Lesney (Jura) (1947-1971 et 1983-1987), Pontarlier (Doubs) (1971-1977), président du Conseil général du Jura en 1949, président de la région Franche-Comté (1974-1981 et 1982-1988).

Député : du Doubs (3e circonscription) du 3 avril 1967 au 28 septembre 1980 avec des interruptions pour portefeuilles ministériels.

Président de l’Assemblée nationale du 2 avril 1973 au 2 avril 1978

Sénateur : du Jura du 26 avril 1959 au 25 septembre 1965, du 26 septembre 1965 au 8 février 1966 (nommé au gouvernement), du Doubs du 28 septembre 1980 au 30 mars 1988.

Député européen : du 17 juillet 1979 au 23 juillet 1984

Membre du gouvernement : président du Conseil des ministres en 1952, puis en 1955, ministre de l’Agriculture du 8 janvier 1966 au 1er avril 1967, ministre de l’Éducation Nationale du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969 (Loi Faure), ministre d’État, chargé des Affaires Sociales du 5 juillet 1972 au 28 mars 1973.

On lui a souvent reproché ses changements d’engagements partisans, il répondait toujours « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

Agrégé, extrêmement cultivé, historien du droit, parlant le russe, auteur d’ouvrages savants et de romans, le 8 juin 1978 il est élu à l’Académie française.

Il est mort le 30 mars 1988 à Paris, reconnu comme un grand homme d’Etat, mais aussi un élu de terrain important pour la région Franche-Comté dans tous ses mandats.

En 1993, Arnaud Montebourg, (premier secrétaire de la conférence du barreau de Paris) verra son éloge d’Edgar Faure primé.

Gilles DESNOIX

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