Santé – 18 € le passage aux urgences, le CODEF dit « non »

Communiqué du CODEF.

ABROGATION !
du « forfait patient urgences ».

Les usagers devront désormais régler la somme forfaitaire de 18 euros pour toute consultation dans un service des Urgences, non suivie d’une hospitalisation dans l’établissement.
Cette mesure prise par le gouvernement pour amortir les conséquences financières de la crise sanitaire constitue un nouveau recul pour l’accès aux soins, en particulier dans les territoires devenus des déserts médicaux.

Elle démontre bien l’incapacité des pouvoirs publics à répondre aux besoins de santé, et au délabrement de l’hôpital public.
Le « forfait patient urgences » va accentuer les inégalités de droits dans la population, entre les usagers qui bénéficient d’une couverture santé et ceux qui en sont dépourvus.
C’est pour toutes ces raisons, que l’ensemble des comités adhérents à la Coordination Nationale dénoncent cette disposition inique et exigent son abrogation.
La Coordination nationale et ses comités adhérents rendra compte publiquement à l’automne des mobilisations engagées à l’occasion du dépôt du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022.
Pour nous, le forfait patient urgences c’est non !
Portons l’exigence d’un grand service public de santé, égalitaire et solidaire !

5 commentaires

  1. C’est surtout pour que les gens qui n’ont rien à faire aux urgences, cessent de les engorger pour rien !

    Si le CODEF ne comprends pas ça !

    • Sauf que dans un désert médical, il n’y a pas d’autres endroits ou aller.
      Lorsqu’est répondu partout : « désolé il n’y a pas de créneau libre de RDV avant la semaine prochaine, faites le 15 si vous ne vous sentez pas bien ».
      C’est encore une fois faire porter la responsabilité aux citoyens celle qui devrait revenir aux preneurs de décisions…… ces décisions économiques et administratives qui ont mis tout notre système de soins à genoux. Et ainsi, un certain virus serait passé inaperçu si nous avions le maillage territorial de la santé d’il y a 30 ans.
      Le « pass sanitaire » en est un autre bon exemple. Notre Président reconnait lui-même qu’il est biaisé et injuste si tous les français n’ont pas un accès sûr et rapide aux vaccins. Logique, mais qu’à cela ne tienne, l’Europe nous pousse quand même à le mettre en place (Et hop, une responsabilité supplémentaire renvoyée). « Ce n’est pas obligatoire mais vous serez pénalisés si vous ne l’avez pas sur vous ». Cherchez l’erreur, trouvez le biais cognitif.
      Ainsi vont donc toutes les incohérences qui nous gouvernent depuis si longtemps, trop longtemps……
      « Adults are missing in this room » (Costa Gavras)

  2. Soit , mais toutes les personnes qui passent aux urgences pour « de vraie raisons »ne sont pas obligatoirement hospitalisée !

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