Saint-Vallier – Charlotte Cothenet, une centenaire alerte et coquette

Elle a fêté ses 100 ans le 30 janvier 2022. Un siècle plus tard, Charlotte Cothenet se porte comme un charme. A la résidence des Tilleuls à Saint-Vallier, notre centenaire y est heureuse. « Je suis dans un paradis » dit-elle d’une voix guillerette, entourée de ses quatre enfants, Simone, Françoise, Jean-Jacques et Annie auxquels se sont joints, ce lundi, Daniele Gosse, adjointe au maire chargée des personnes âgées et le maire, lui-même.

« Je suis heureux de voir une famille rassemblée » témoigne Alain Philibert. Une famille à laquelle il faut ajouter neuf petits-enfants, dix-neuf arrière-petits-enfants et, depuis peu, un arrière-arrière-petit-enfant.

Charlotte Cothenet est une centenaire heureuse. Son regard ne trompe pas et son esprit, très vif, non plus. « Vous auriez dû faire de la politique » taquine le maire. Dans une autre vie, peut-être…

Avec ses yeux rieurs, Charlotte Cothenet apprécie la vie. Il y a cent ans, elle est née non loin de Saint-Vallier, à Génelard, « là où j’ai joué au foot » mentionne Alain Philibert. Son père était mineur à Génelard, sa mère, couturière. Quand la mine a fermé, la famille s’installe à Montceau-les-Mines. Charlotte garde précieusement quelques souvenirs de sa jeunesse, l’arrivée des chevaux de bois à la fête foraine ou encore la tournée du boulanger sur son vélo et ses couronnes de pain au guidon.

La guerre, elle ne l’efface pas. Elle a assisté au bombardement du Creusot ou partait au ravitaillement, surtout à Marizy. C’est ancré dans sa mémoire.

Charlotte deviendra modiste avant de se marier et s’occuper ensuite de ses quatre enfants. « Même à la maison, notre mère faisait de la couture, nous étions ses premiers modèles » rappellent-ils. Ils étaient toujours tiré à quatre épingle.

Au décès de son mari, Charlotte Cothenet décide de venir s’installer à la résidence des Tilleuls. Nous sommes le 7 octobre 2010. Elle entre « dans un paradis » répète-t-elle.

S’engage alors une discussion avec Alain Philibert, admiratif devant une femme au tempérament joyeux. « Nous étions presque voisins, moi j’étais à Perrecy-les-Forges ». A cette époque, « j’allais laver le linge au lac du Plessis » lui précise la centenaire. « Quand je sortais de l’école, je remontais la brouette chargée du linge lavé dans l’Oudrache », lui répond le maire.

Le gâteau arrive. Enfin. « Mais on a faim » lance Charlotte Cothenet. Alerte et gourmande.

Jean Bernard

3 commentaires :

  1. Joyeux Anniversaire Charlotte. Votre copine Paulette, de là haut, a sûrement eu une pensée pour vous. Continuez ainsi c’est magnifique de vous voir toujours aussi coquette, souriante et bien entourée. Toute mon amitié Annie.

  2. Bon anniversaire Madame Cothnet ( Charlotte) je me permet de vous appeler par votre prénom après avoir passé autant de temps chez vous que de bons souvenirs du bois garnier. Ça me fait plaisir de voir vos enfants il y en a que je n’ai pas revu depuis longtemps je vous embrasse. Pascal Guillemin

  3. J’aime bien le début de l’article :
    « Elle a fêté ses 100 ans le 30 janvier 2022. Un siècle plus tard, Charlotte Cothenet se porte comme un charme »

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