Rencontre – Un dispensaire pour guérir la terre de ses maux et accueillir Gabriel Siméon

Notre planète va mal. Tout le monde en est conscient mais avant que les Etats s’entendent pour déjà la faire moins souffrir, il va en couler de l’eau sous le pont avec le risque que le pont enjambe, un jour, une étendue totalement désertique.

Le réchauffement climatique se conjugue à toutes les sauces et malgré les COP 21, 22, 23 et maintenant 26, les gouvernants décident surtout de ne pas décider franchement.

C’est précisément lors de la COP 21 (La conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques) que Gabriel Siméon couvrait pour le journal Libération, qu’il est arrivé journaliste scientifique avant de repartir journaliste sur l’environnement. « Je suis sortir déçu » dit-il devant un parterre de personnes qui ce dimanche matin, à l’invitation de l’association Energies Citoyennes, a participé à l’université populaire, même si le nom est un peu pompeux, reconnaît Matthieu Demanuelli, président de l’association.

A l’ancien dispensaire de la Croix Rouge à Montceau-les-Mines, Gabriel Siméon a présenté son premier livre : Eviter le pire, 200 actions à la portée de tous. Un dispensaire comme pour guérir des maux dont souffre la terre.

Adieu le guacamole avec l’avocat mexicain

Outre une COP 21 qui l’a laissé sur sa faim, c’est ensuite le visionnage d’un documentaire écolo, « Après le déluge » de Leonardo DiCaprio que « j’ai pris une petite colère individuelle » et que le journaliste, désormais indépendant, s’est lancé pendant quatre ans dans l’écriture de son livre.

A 34 ans, conseiller municipal de l’opposition à Mâcon et adhérent d’Europe Ecologie Les Verts _ son candidat à la présidentielle est tout trouvé _ , son ouvrage s’adresse à tout le monde, « il n’est pas besoin d’être écolo pour le lire » dit-il. Ses recettes pour agir sur la planète sont accessibles à tous, notamment comprendre ce qu’est le réchauffement climatique ou encore la biodiversité.

Comment agir à son échelle quand « au plus niveau, ça tarde à venir », interpelle l’auteur ? « Pour lutter contre la déforestation, nous devons éviter de consommer certains aliments comme l’avocat dont les plantations ravagent les forêts au Mexique ». Une croix sur guacamole. Fichtre ! « C’est aussi manger moins de viande, éviter le caoutchouc naturel » ajoute-t-il.

200 actions à la portée de tous, ce n’est finalement pas si compliqué, à condition que tout le monde s’y mette, « prendre son vélo pour se déplacer », notamment, ou s’abonner aux paniers fruits et légumes des producteurs locaux. « Quatre ans après, j’y suis toujours », précise le journaliste « vert ».

« Eviter le pire » est un livre de vulgarisation qui permet de s’informer sur certains sujets sans être un expert. Et c’est déjà beaucoup.

Jean Bernard

« Eviter le pire, 200 actions à la portée de tous » par Gabriel Siméon, aux éditions Libre et Solidaire, en vente dans les librairies ou en commande sur la FNAC, entre autres. Il a été tiré à 700 exemplaires.

Cette université populaire a été aussi l’occasion de présentations et discussions sur le « pacte du pouvoir de vivre » et la bande dessinée « Le monde sans fin » (Energies et Climat) de JM. Jeancovici et C. Blain.

5 commentaires :

  1. ⚠️ faite ce que je dis mais pas ce que je fais ? Une question ! Vous êtes venus comment à Montceau ? A vélo, à cheval ? 😁Pas la peine de nous le dire ou de vous justifier ! Arrêtez de nous dire ce que l’on doit faire ! Merci.

  2. De toute façon au vu des photos étaient pas nombreux donc on pas beaucoup pollué…

  3. Très intéressant ce livre . ( Pat svp chuut merci cela vous évitera de dire des bêtises )

  4. Dommage en effet qu’il n’y ait pas eu plus de monde pour LE sujet de la fin de l’espèce humaine dans son mode de vie actuel. Mais ni le lieu ni la communication autour de cet événement (je le découvre à l’instant) ne s’y prêtait.
    Il y a les solutions locales, mais aussi les solutions mondiales, et il y a un vaste problème psychologique : « le passager clandestin ». Car tant qu’il y en aura, il semble bien plus difficile d’agir. Dès lors, les seuls moyens de régler les problèmes des passagers clandestins (définition : ceux qui profitent des actions d’autrui en ne faisant rien de leur côté, ou ceux qui abusent de leur monopole et/ou pouvoir pour tirer le maximum de profit) sont :
    1) Une justice forte qui les repère (par une enquête très sérieuse qui respecte la présomption d’innocence) et les contraigne à s’aligner sur les devoirs de tous les citoyens équitablement tout en respectant néanmoins les écarts de valeurs techniques (j’y reviendrai peut-être)
    2) Une transformation générale des activités humaines qui ne fait rien perdre à personne, tout en gagnant la durabilité climatique de la vie sur Terre (autant dire dans ce cas la quadrature du cercle, mais pas impossible avec une réelle volonté)
    À suivre….. car en attendant, sans agir plus que cela, le scénario du futur est déjà écrit par les lois physiques et psychologiques (étudier la Psycho-histoire de Isaac Asimov) : sécheresses, incendies, pénuries, récoltes amoindries, maladies tropicales qui remontent vers le nord pour des populations non protégées, canicules quasi systématiques en été entraînant évaporation de l’eau et baisse de l’activité, pression migratoire et sociale, déséquilibres et tensions géo-politiques, etc….etc….. Bon courage aux prochaines générations…… car malheureusement, l’Histoire démontre que les humains prennent toujours les bonnes décisions…..seulement après les catastrophes, refusant de prévoir et de prévenir préférant profiter du moment présent selon la formule : « en attendant, tout va bien dans le meilleur des mondes » (Voltaire). Cela se comprend aisément mais entraîne hélas une erreur de jugement souvent préjudiciable à l’avenir serein de l’humanité. Sans compter l’immense difficulté et complexité de convaincre les très hautes montagnes des puissances financières et productives de devenir pondérées, modérées et emplies de sagesse….. Platon, Diderot…. ont essayé, et se sont plantés….. car quand ça veut pas, ben ça veut pas…..

  5. Pour ajouter une petite couche des difficultés majeures qui nous attendent, voici les problèmes que poseront le passage au « tous à la voiture électrique » : https://www.systext.org/node/1568

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