Rencontre – Nicole, elle « pêche » en parole jamais en pensée

Avec elle, la vie prend une autre dimension. Il suffit de la regarder faire sur son stand aux puces populaires ce dimanche à Montceau-les-Mines. Nicole est une femme adorable, pleine de fantaisie et toujours affable avec le monde.

Avant de vendre, elle aime échanger, parler, discuter, palabrer. « Oui, je sais, je suis une énorme bavarde » reconnaît-elle sans chercher à se disculper.

Nicole vient de la région autunoise et, depuis quatorze, elle est à la retraite. Quand bien même adore-t-elle pêcher, « ça tient de famille » avoue-t-elle, il lui fallait trouver une occupation. « J’avais des copines qui faisaient les brocantes alors j’ai suivi le mouvement. Depuis, c’est mon fil conducteur ».

Sur son stand on trouve bien évidemment tous les articles relatifs à la pêche. Elle est devenue une experte. Pour dénicher le matériel, Nicole a ses petits secrets, alors comme les pêcheurs, elle garde le mystère. « Les gens se figurent qu’on trouve tout ça dans un sous-sol », rigole-t-elle.

Mais si Nicole fait les brocantes ou les puces comme à Montceau, « c’est surtout pour parler avec les gens. La plupart sont adorables même si certains sont d’éternels épouvantails à qui il faudrait tout donner » lâche-t-elle avec son regard pétillant derrière ses lunettes et le bob sur la tête.

Ce dimanche matin, sur les quais, l’Autunoise faisait grise mine à l’image du ciel couvert. « Je n’avais pas trop envie de déballer et puis, de fil en aiguille, j’ai finalement passé une bonne journée ».

Montceau, les puces populaires et son José, elle adore. « Le cadre est vraiment bien comparativement au Bois du Verne. Ici, il y a de l’espace, des parkings à proximité », précise-t-elle.

Nicole ne pèche jamais par excès, sauf dans les paroles, jamais par la pensée. Tout est limpide et clair comme de l’eau de roche. Elle dénote par sa gentillesse et aimerait que « tout le monde le soit également mais attention aux retours de bâton » regrette-t-elle. « En plus, j’aime rire mais ce n’est pas le cas de certains de mes semblables ».

En fin de compte, il serait peut-être bon que chacun apprenne à pécher, cela éviterait de pécher à tort et à travers.

Jean Bernard

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