A première vue, une entreprise de couvreur-zingueur baptisée « Allo-Coucou » peut sembler pour le moins surprenante. Détrompez-vous !
Régis Furlan a la réponse. « Dans le temps, on les appelait les coucous, dans leur jargon. C’était leur surnom ». Alors, lorsqu’il a fallu trouver un nom à sa petite entreprise, « Allo-Coucou » s’est imposé presque naturellement.
Couvreur-zingueur, Régis Furlan l’est depuis longtemps. Voilà vingt-neuf ans qu’il exerce ce métier, y compris les années d’apprentissage. « J’ai commencé à seize ans », précise-t-il.
A 45 ans, il a pourtant pris un virage professionnel. Pas question pour autant de tourner le dos à un métier qu’il aime profondément. « Je ne me vois pas faire autre chose », confie-t-il, le regard droit, avec cette détermination tranquille de ceux qui savent où ils vont.
Comme beaucoup de salariés travaillant sur les chantiers, Régis a été rattrapé par un mal bien connu des métiers physiques, le dos. « La médecin du travail m’a dit qu’il fallait adapter mon poste de travail. Mais comment aurait-il été possible de le faire ? »
Alors, plutôt que de renoncer, il a choisi de se réinventer. « Je me suis lancé comme auto-entrepreneur depuis le 1er septembre dernier. Je suis tout seul et prêt à répondre aux demandes pour les petits chantiers. Je ne voulais surtout pas changer d’activité ».
Son dos, désormais, il en prend soin. « Je dois le soulager. J’ai donc fait l’acquisition d’un exosquelette qui est hyper efficace ». Une aide précieuse pour continuer à exercer ce métier auquel il tient tant.
Installé chez lui, au 9, rue du Petit Bois, dans le quartier du Bois Roulot à Montceau-les-Mines, Régis dispose de tout le matériel nécessaire pour intervenir sur l’ensemble du Bassin minier. Couverture, zinguerie, ramonage, débords de toit, démoussage, recherche de fuites, il propose une palette de services qui lui permet de répondre aux besoins des particuliers. Et il tient à le préciser, avec une pointe de fierté, « J’ai mon assurance décennale ».
Ce qu’il aime par-dessus tout dans son métier, c’est travailler au grand air. « Évidemment, c’est moins drôle quand il pleut ou quand il fait très froid », admet-il avec le sourire. Mais les contraintes de la météo ne suffisent pas à ternir son enthousiasme. « J’ai l’impression de ne jamais faire la même chose et j’apprécie beaucoup le contact avec les clients ».
Son auto-entreprise, Régis Furlan la considère comme un tremplin, une première marche vers un projet plus grand. « Si ça se passe bien, je pourrai embaucher et passer en société », explique-t-il.
Car il le sait, dans un métier où le travail se fait souvent à plusieurs mètres du sol, où chaque geste compte et où la confiance du client ne se gagne qu’au fil du temps, une qualité prime sur toutes les autres. « C’est être sérieux ».
Une philosophie simple, à l’image de l’homme et de son entreprise, Allo-Coucou.
J.B.




