Présidentielle 2022 – Fabien Roussel (PCF) foisonne de bonnes idées

100 000 emplois seront créés dans tous les métiers : Infirmier·e·s, aides-soignant·e·s, auxiliaires de vie, aides à domicile, annonce Fabien Roussel.

  membre du PGE-Bassin minier- 09 02 2022 –  Fabien Roussel a présenté le programme du PCF pour la présidentielle. (suite)   Biens communs, services publics, Sécurité sociale du 21e siècle.

12 – La Sécurité sociale deviendra le bien de ses cotisant·e·s, par le biais de l’élection de leurs représentant·e·s : Les salarié·e·s doivent pouvoir maîtriser les réponses à apporter aux besoins sanitaires et sociaux de la population. La démocratie sociale et une réforme de progrès du financement permettront de mettre fin au reste à charge des dépenses de soins, d’aller vers une véritable prise en charge à 100 % et la reconquête de la Sécurité sociale, sur la base de ses principes fondateurs de solidarité et d’universalité des droits.

13 – Des mesures urgentes seront prises pour rendre les soins accessibles à toutes et à tous : Les franchises médicales et les participations forfaitaires seront supprimées. Les dépassements d’honoraires devront disparaître et le retour à un secteur conventionnel unique sera négocié. Le tiers payant sera généralisé afin qu’il devienne effectif. La puissance publique agira contre les déserts médicaux : dans les zones denses, un·e médecin ne devra s’installer que si un·e autre part à la retraite. Les centres de santé seront massivement développés. Les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés, des moyens supplémentaires étant donnés aux universités, avec des pré-recrutements ouvrant un pré-salaire aux jeunes pendant leur formation. 12 000 places d’étudiant·e·s en médecine seront ouvertes par an (au lieu des 8 000 actuelles). Il sera mis fin à la mainmise du patronat sur la médecine du travail, et des services de prévention au travail seront mis en place, gérés par la Sécurité sociale.

14 – Un plan de développement de l’hôpital public sera mis en place :  100 000 emplois seront créés dans tous les métiers : Infirmier·e·s, aides-soignant·e·s, auxiliaires de vie, aides à domicile. Tou·te·s les contractuel·le·s seront titularisé·e·s. Les privatisations des hôpitaux publics seront arrêtées, de même que tous les projets en cours de restructuration des établissements de santé.  Il sera mis fin au financement à l’activité (T2A). Un budget de fonctionnement couvrira l’ensemble des charges et obligations des établissements, sur la base de l’obligation de moyens et non de résultats. Le financement intégral et immédiat de la dette hospitalière sera assuré. Les hôpitaux de proximité seront développés et reconstruits. Leur rôle sera redéfini à cet effet, afin qu’ils soient des établissements disposant d’un service d’urgence, d’une maternité de niveau 1, de services de médecine et de chirurgie, et qu’ils bénéficient de services de soins de suite ou de structures pour les personnes âgées, s’adossant à un réseau de centres de santé et à la psychiatrie de secteur. Chaque bassin de vie devra disposer d’un établissement de santé à moins de 30 minutes de transport.  Les Agences régionales de santé seront remplacées par des services régionaux démocratiques de l’État, composés de trois collèges : usager·e·s, professionnel·le·s de santé et élu·e·s du territoire.

15 – Une loi-cadre pour la psychiatrie :  Un moratoire sera décrété sur la fermeture des centres médico-psychologiques et les centres médico-psycho-pédagogiques, et le regroupement au sein de groupements hospitaliers du territoire. Des lits nouveaux et des structures seront ouverts pour prendre en charge les patient·e·s. Le recrutement et la formation de personnel qualifié seront assurés.

16 – L’autonomie de nos aîné·e·s sera assurée :  Dès 2022, il sera créé sur trois ans 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile. Un service public du grand âge sera créé, et les Ehpad dépendant des groupes privés seront placés sous tutelle. Les salaires des personnels seront revalorisés. Un ratio d’encadrement sera mis en place : un·e soignant·e pour un·e résident·e. Un véritable statut des proches aidant·e·s sera élaboré. Les unités de soin de longue durée (USLD) seront renforcées.

17 – Un pôle public du médicament sera créé :  À l’opposé d’une étatisation et s’adossant à la nationalisation démocratique et sociale des principales entreprises privées, il permettra de maîtriser les conditions de recherche, de développement, de production, de distribution et de vente. Un véritable contrôle public sera pris en charge, en toute transparence démocratique, par un Conseil national du médicament, et une autre gestion des fonds publics sera mise en place, afin de répondre aux besoins de la population et de garantir notre souveraineté sanitaire. Ce nouveau pôle public s’inscrira dans le combat de la France pour faire des vaccins et des médicaments des biens communs universels. (à suivre)

Un commentaire :

  1. L’Informateur de Bourgogne, organe officiel de communication du PCF. On ne se renie pas au moins sur ce blog , et l’on est fidèle …..

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