Montceau – Un voyage au cœur du grand bleu, là où les pinceaux donnent vie aux océans

C’est seule que Martine Boguet, adjointe chargée des jumelages, de la commission d’attribution des logements et de l’épicerie sociale, s’est avancée devant le nombreux public venu découvrir l’exposition des élèves de Mireille Kazmine. « Je représente madame le maire, absente pour raison personnelle », a-t-elle précisé en préambule.

Quant aux autres élus de la majorité, « ils sont en réunion. Moi, je préfère être ici, au milieu des gens », confiait-elle ensuite, dans un aparté qui en disait long sur son envie de partager cet instant.

Un lien particulier la rapproche d’ailleurs de Mireille Kazmine, le jumelage avec Zory et les échanges artistiques qui nourrissent les relations entre les deux communes.

C’est donc avec un plaisir manifeste que l’adjointe a pris la parole à l’occasion du vernissage de cette exposition, installée dans la galerie haute de l’Embarcadère, à Montceau-les-Mines. Un rendez-vous placé sous le signe du grand bleu, des mers et des océans, de leurs profondeurs mystérieuses et de leurs trésors insoupçonnés.

Durant toute une année, les 48 élèves de Mireille Kazmine ont plongé, pinceaux en main, dans cet univers fascinant. Des profondeurs abyssales aux ballets silencieux des créatures marines, chacun a puisé dans ce monde aquatique une source d’inspiration pour donner naissance à son propre voyage sur la toile.

Ils ont entre 8 et 80 ans. Des générations réunies par une même passion, celle de la peinture, et par ce besoin d’évasion que seul l’art sait parfois offrir. Sur leurs toiles, les couleurs se mêlent, les formes s’animent et l’imaginaire prend le large.

Depuis vingt-sept ans, Mireille Kazmine et son « conservatoire » de peinture donnent rendez-vous au public pour une exposition annuelle. Vingt-sept années de création, de partage et de découvertes, couronnées cette fois par « un superbe voyage dans les fonds marins », comme elle se plaisait à le souligner. Avant de s’adresser à ses élèves avec une émotion toute particulière, « cette exposition est en votre honneur ».

Parmi les élèves, Isabelle. Elle est bien plus qu’une passionnée de peinture, elle est aussi une amoureuse de la plongée sous-marine. Alors, difficile d’imaginer un thème qui lui ressemble davantage « tant il est source d’inspiration ». Elle qui aime évoluer dans cet univers à part, où chaque immersion réserve son lot de rencontres extraordinaires, une raie manta qui glisse dans le bleu, un requin-baleine majestueux, des dauphins joueurs, une crevette bleue ou encore un hippocampe délicat. Autant de rencontres fugaces, autant d’instants surprenants qui laissent dans les mémoires une empreinte indélébile.

« C’est un monde merveilleux », confie-t-elle, avec cette fascination intacte de celles et ceux qui ont eu le privilège d’en approcher les mystères.

Les élèves se sont donc plongés à leur tour dans cet univers où la beauté côtoie la fragilité. « Chaque tableau devient alors bien davantage qu’une œuvre, c’est une fenêtre ouverte sur l’immensité marine, une invitation à ralentir le regard, à s’émerveiller et à mieux comprendre ce monde qu’on connaît assez peu ».

Car derrière les couleurs éclatantes, les silhouettes mystérieuses et les profondeurs bleutées, se dessine aussi un message essentiel, celui de la préservation d’un monde vivant, aussi merveilleux que vulnérable.

Le temps d’une exposition, les murs de la galerie haute de l’Embarcadère se sont ainsi ouverts sur l’océan. Et grâce aux pinceaux de 48 artistes en herbe ou confirmés, le grand bleu est venu jusqu’à nous, avec ses mystères, ses beautés et cette part de rêve qui donne à l’art toute sa raison d’être.

J.B.

Exposition des élèves de Mireille Kazmine à l’Embarcadère jusqu’au 21 novembre 2026.

134 tableaux sont à découvrir principalement sur le thème des fonds marins, ils sont même à vendre.

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