Montceau – Résidence Henri Malot : un long combat récompensé par une remise des clés

Tant que ce n’est pas signé ! Du côté de l’association Réseau APA 71, propriétaire de la résidence Henri Malot à Montceau-les-Mines, comme de celui du Foyer des Jeunes Travailleurs, on se voulait prudents.

Car le transfert du FJT à Malot a été long, « exigeant, parfois heurté. Il a même traversé des phases de doute, des incertitudes, des résistances, des calculs budgétaires serrés, des arbitrages difficiles et même des frissons », a rappelé Éric Meny, président de l’association du FJT.

La signature de l’acte authentique devait avoir lieu le 13 juillet. Elle est finalement intervenue le vendredi 3 juillet. A cette date, l’OPAC est devenu le nouveau propriétaire de la résidence Henri Malot et le FJT en est désormais locataire. D’ici trois mois, il pourra quitter la résidence du Plessis. « Nous avons attendu la signature pour commander le nouveau mobilier », indiquait Éric Meny, un président précautionneux.

Trois mois seront nécessaires pour rénover une dizaine d’appartements à Malot et déménager toute la partie administrative installée au Plessis. Tout devrait être fin prêt en octobre, même si des appartements pourront être loués progressivement.

Jean-Paul Emorine, président de l’association Amaelles (le vendeur), l’avait promis, « nous organiserons une remise des clés ». Elle a eu lieu ce mardi 7 juillet, au cours d’une cérémonie durant laquelle il a remis une clé symbolique à Matthieu Moncollin, directeur général de l’OPAC Saône-et-Loire (l’acheteur).

L’ancienne résidence autonomie Henri Malot s’est imposée comme une véritable opportunité pour répondre aux besoins des jeunes travailleurs. L’ensemble immobilier comprend 72 logements de type T1 de 30 m², quatre logements de type T2 de 51 m², ainsi que de nombreux espaces collectifs : un accueil, une salle de restauration pouvant être réaménagée, des salles de réunion et une bibliothèque.

Mais que le chemin fut difficile pour en arriver là ! « Lors de la mise en vente de la résidence en 2022, nous aurions pu reculer, mais nous avons décidé d’avancer. Les communes du Bassin minier, l’OPAC, les services de l’État et les partenaires ont tous compris l’enjeu : il touchait à la capacité d’un territoire à offrir des conditions de vie dignes à celles et ceux qui démarrent dans la vie », retraçait Éric Meny.

Au FJT, personne n’a baissé les bras. « Nous avons tenu lorsque les procédures ralentissaient. Nous avons fait preuve de pugnacité et nous sommes montés au créneau chaque fois que cela a été nécessaire », martelait le président du FJT.

« La remise des clés n’est qu’un début, poursuivait-il. Le début d’un projet qui s’inscrit dans une politique plus large, faire du Bassin minier un territoire où l’on peut grandir, se former, travailler et construire sa vie ».

Dans la vie, il n’y a pas de fatalité face à une jeunesse exigeante.

J.B.

 

Les commentaires sont fermés.