Montceau – L’école Rostand-Schumann à la Lande condamnée

Il n’existe plus aucun suspense, ce jeudi matin, les enfants de l’école Rostand-Schumann à la Lande à Montceau-les-Mines, ont vécu la dernière rentrée scolaire avant que le groupe scolaire ne ferme définitivement ses portes à l’été 2022.

« Aujourd’hui notre objectif est de rassurer les parents d’élèves » assure Marie-Thérèse Frizot ce matin au cours de la traditionnelle « tournée » des écoles montcelliennes. « Ils sont prévenus un an à l’avance, ils pourront ainsi choisir l’école de leur choix à la rentrée 2022 sachant qu’il n’y a pas de sectorisation sur notre commune » précise-t-elle.

Ce matin, pourtant, une grande affiche s’offrait au regard des parents : « Sauvons nos classes et notre école, inscrivez-les ».

Pas évident que cela suffise pour inverser la tendance. Inexorablement, d’année en année, cette école de la Saule perdait des élèves. « Il y a une trentaine d’années, on a pu en compter jusqu’à 150 à 200 » rappelle l’adjointe au maire.

En mars dernier, la rumeur déjà d’une suppression de classe à Rostand-Schumann à laquelle s’ajoutait la fermeture de l’école envisagée en 2024, avait mis les parents d’élèves en colère.  A cette époque l’école comptait 83 enfants. Ce jeudi matin, ils sont encore moins, 55 avec donc une classe en moins :

_ 22 en maternelle dans une seule classe qui regroupe les petits, les moyens et les grands

_ 33 en primaire répartis dans deux classes (CP – CE et CE, CM1, CM2).

« Nous aurions pu avoir au moins le même nombre que l’an dernier mais des parents ont déjà anticipé et mis leurs enfants dans d’autres écoles » explique un papa. « Moi j’ai voulu inscrire mon enfant en maternelle, elle a été refusée » raconte un maman. « L’ancienne directrice ne voulait pas de nouvelles inscriptions » affirme encore une autre maman.

« On ne peut pas financièrement avoir 2 classes dans un bâtiment qui peut en accueillir 8. Nous devons faire des économies sur les dépenses énergétiques et nous ne pouvons pas nous permettre de réhabiliter ces deux bâtiments. Ce n’est, certes, pas agréable pour les parents mais nous assumons. Pour une ville comme Montceau, nous avons encore 15 écoles ».

Une nouvelle directrice est arrivée, Pauline Regnier. Elle est venue faire son travail et s’en tient là.

A la sortie de l’école en fin d’après-midi, les parents d’élèves sont peu bavards. « L’école va fermer, c’est dommage ». « Ma fille habite juste en bas, c’est pratique ».

Seule Pamela Ferreira, à l’origine de l’affiche à l’entrée, veut encore se battre comme en mars dernier. « Mais pour faire quoi et pour quel impact ? » s’interroge-t-elle.

Rostand-Schumann a encore 10 mois d’espérance de vie et plus personne, enfin presque, ne croit au miracle.

Jean Bernard

6 commentaires

  1. Je me souviens d’avoir posé une question à la candidate au poste de maire de Montceau sur d’éventuelles fermetures de classes dans notre ville la réponse était Non J’ai réédité ma demande aux candidats Duparay et Frizot pendant la campagne électorale des départementales la réponse était la même Pas de fermeture envisagée s a part celle du bois roulot Pourquoi mentir ?? Le mal est fait et l’école de là Saule vie sa dernière année scolaire Je ne peux que pour être élu il faut être Menteurs Je m’en souviendrais dans 5 ans

  2. Malheureusement , dans des villes comme Montceau , Montchanin , Le Creusot ou Autun , dont la population diminue constamment depuis les années 80 , ces fermetures d’écoles sont inéluctables . Ce qu’on peut reprocher aux élus , c’est leur manque de franchise et de transparence face aux parents d’élèves pour les  »endormir » et éviter des manifestations de mécontentement .

  3. C est bien normal, le schéma date des années où il y avait parfois 10 enfants par famille ce qui est désormais rare !
    Ajoutez à cela la différence de moyenne d âge des adultes et vous y êtes.
    A l époque les classes étaient bien chargées également sinon plus,
    Mais ça ne bronchait pas, avant le corps enseignant les parents faisaient leur devoir d éducation et les maîtresses et maîtres étaient respectés.
    Quand à ceux qui croient encore ce que racontent les politiques…

    • Ne pas faire broncher les enfants porte un nom : « la pédagogie noire «  (je vous laisse chercher l’auteure de cette formule sur internet)
      Le balancier est en effet passé un temps de l’autre côté : « l’enfant roi ».
      Bien sûr, cette description est une moyenne générale, il y a de nombreuses exceptions. Le tout est maintenant de trouver le juste milieu entre le respects de règles constructives et justifiées, et le respect de la personnalité de chacun avec la plus grande gentillesse et non violence.
      Pour les mensonges des politiciens, Machiavel dans « Le Prince » a tout expliqué, et plus près de nous, il y a Castoriadis.
      Bonnes lectures

  4. J ai fait toute ma scolarité la bas , beaucoup de bons souvenirs , merci Madame Béatrice, monsieur Bernard, c est grâce à vous que je suis ce que je suis aujourd’hui

  5. Juste pour information, ce ne sont pas les directeurs qui inscrivent les enfants, mais les mairies, qui ont aussi le pouvoir d’affectation des élèves dans tel ou tel établissement. Le directeur ne fait que finaliser l’inscription. Il ne peut donc en aucun cas accepter ou refuser une inscription, pas plus qu’il ne peut supprimer ou créer un poste (c’est la décision du DASEN) ou ouvrir /fermer une classe (ce qui relève de la mairie).
    En revanche les enseignants en première ligne encaissent les agressions parentales à la place des élus.

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