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Le Rugby Club Montceau Bourgogne a une vitrine, son équipe première, qui évolue en Fédérale 3. Dimanche, à Jean-Bouveri, face au Stade Dijonnais, plus de mille spectateurs sont venus la soutenir. Ils étaient 700 en moyenne la saison dernière.
C’est dire si l’attente est forte à Montceau-les-Mines, sur le terrain comme autour. Une attente sportive, bien sûr, mais aussi celle d’un public qui veut du spectacle, de l’émotion et des dimanches qui comptent.
Mais derrière la vitrine, il y a tout le reste. « Derrière, ce sont 450 licenciés. Les fondations sont là », ne manque pas de souligner Stéphane Robbe, qui, avec Raphaël Desmurs, nouveau venu de retour au club, Benjamin Fourier et Marc Seulin _ passé cette saison de joueur à entraîneur _ a en main la destinée des seniors.
On pourrait s’arrêter là, regarder cette vitrine les yeux grands ouverts et oublier tout ce qui se construit derrière. Ce serait pourtant passer à côté de l’essentiel. Car un club de rugby, ce n’est pas seulement une équipe. C’est une entité, une histoire, une famille, mais aussi un rôle à jouer dans une ville et sur un territoire.
« Nous voulons être un club utile à la ville et à notre territoire, avec l’ambition de grandir », assure le président Jacky Rozier, jeudi soir, à l’occasion du lancement de la saison 2026-2027, dans les locaux du Mecateam Campus.
Un lieu qui résonne particulièrement avec l’ADN du RCMB. Ici aussi, la formation est un maître mot. Et c’est précisément sur cette notion que le club entend construire son avenir.
Chaque saison, une pierre de plus
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Pour grandir, le RCMB doit se structurer. Pas à pas, sans brûler les étapes. Chaque saison apporte sa pierre à l’édifice.
Cette année, une nouvelle pièce vient prendre place, le Club XV, « le club des partenaires qui a pour vocation de créer du lien et des échanges », explique Jacky Rozier. Charles Clamaron (AM2C) en a pris la présidence.
Un club dans le club, destiné à rapprocher encore davantage le RCMB de son tissu économique et de celles et ceux qui l’accompagnent dans son développement.
Car le rugby montcellien, ce sont des joueurs et des joueuses, des dirigeants, des entraîneurs, des éducateurs, des bénévoles, des partenaires. Toute une communauté qui réside au milieu d’un véritable lieu de vie où s’épanouissent également trois salariés et deux emplois civiques.
« C’est une aventure humaine », résume le président.
Et cette aventure a besoin de moyens.
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Le Beach Rugby, une grosse motte de beurre dans les épinards
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Gérer un club de rugby nécessite une capacité financière à la hauteur de ses ambitions. Alors, pour mettre du beurre dans les épinards _ et même une grosse motte de beurre _ le RCMB peut compter sur son Beach Rugby, organisé tous les deux ans.
En 2025, la manifestation a réuni 11 000 personnes. Elle a généré 190 000 euros de chiffre d’affaires et 100 000 euros de bénéfice, grâce notamment à l’implication à forte dose de 90 bénévoles. Des chiffres qui disent beaucoup de la capacité du club à mobiliser bien au-delà des seuls terrains de Jean-Bouveri.
Arnaud Gaillard, en charge de l’organisation, a d’ores et déjà fixé les dates de la 5e édition, rendez-vous du 5 au 12 juin 2027.
Une nouvelle fois, le RCMB ira à la rencontre du public et faire vivre le rugby autrement.
Construire pour demain
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Grandir, c’est aussi investir du temps, de l’énergie et de l’argent. Le projet de construction d’un club-house au stade Jean-Bouveri en est une illustration.
L’objectif est multiple, accueillir les repas d’avant-match, installer le siège du club et donner une nouvelle impulsion à son image. « Ce club-house viendra renforcer la dynamique du club », précise Gauthier Seguin, l’adjoint aux sports.
Un équipement pour aujourd’hui, mais surtout pensé pour demain. Car l’ambition du RCMB ne se résume pas au classement de son équipe fanion. Elle se mesure aussi à sa capacité à accueillir, former, fidéliser et transmettre.
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Rouge et Blanc dès le plus jeune âge
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Il n’y a pas un joueur, une joueuse, un dirigeant, un entraîneur ou un bénévole qui ne vive et ne respire en Rouge et Blanc. Ces couleurs sont dans la peau. Elles coulent dans les veines. Et au RCMB, cette histoire commence dès le plus jeune âge.
L’école de rugby, labellisée trois étoiles, constitue le premier étage d’une formation appelée à encore monter en gamme. Puis viennent les différentes passerelles, la section féminine, qui a élu domicile à Génelard, la section loisir, les sections sportives au lycée Parriat, les horaires aménagés dans les collèges et même le quartier du Plessis, où les couleurs du RCMB rayonnent.
Autant de portes d’entrée vers le rugby. Autant de façons de faire vivre le club.
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La vitrine, elle, doit répondre présente
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Et puis il y a la vitrine.
Chaque saison, l’équipe première tente de briller. Cette année, elle a été versée dans une poule particulièrement dense, avec des formations comme le Stade Dijonnais, Le Grand Dole ou encore Beaune. Et puis il y a les derbys, ceux qui donnent une saveur particulière aux dimanches de rugby, Montchanin, Le Creusot, Louhans.
Le RCMB ne vise pas la montée. La refonte des divisions ne le permet pas cette saison. En revanche, deux équipes sur dix seront reléguées. Dans ce contexte, le leitmotiv est simple, prendre du plaisir, jouer, progresser et faire vibrer un public qui, lui, répond déjà présent.
Des seniors aux plus jeunes, de la compétition au loisir, du masculin au féminin, du stade aux établissements scolaires, le RCMB veut faire vivre une même idée, celle d’un club qui appartient à tout un territoire.
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Grandir, mais rester les pieds sur terre
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Le Rugby Club Montceau Bourgogne se conditionne pour élever son niveau dans tous les domaines. Sportivement, évidemment. Mais aussi dans sa formation, sa structuration, ses infrastructures, ses partenariats et son ancrage local.
La tâche est immense. Elle n’est pas toujours simple. Mais elle est ô combien motivante. Parce qu’à Montceau, le RCMB ne veut pas seulement avoir une belle vitrine. Il veut surtout construire une maison solide derrière.
Une maison Rouge et Blanche, ouverte à tous, où l’on apprend le rugby, où l’on grandit avec lui et où, surtout, on apprend à aimer un club.
Et si la vitrine attire aujourd’hui plus d’un millier de regards, c’est bien parce que, derrière, les fondations sont déjà là.
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J.B.
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