Imaginez passer d’un hôtel modeste, où les sanitaires sont partagés, à une résidence offrant des prestations dignes d’un établissement trois étoiles, avec une chambre spacieuse, une salle de bains et des toilettes privatives. Un changement radical, presque une nouvelle vie !
C’est l’expérience que viennent de vivre les anciens résidents du Foyer des jeunes travailleurs (FJT), rue de la Résistance au Plessis, en emménageant dans l’ancienne résidence Henri-Malot, dite résidence Habitat Jeunes.
Entre les deux, c’est le jour et la nuit !
A la tête de l’association qui gère l’établissement, son président, Éric Meny, épaulé par son directeur, Jérôme Dubuis, n’a pas ménagé ses efforts pour mener à bien ce déménagement. Deux mois ont été nécessaires pour transférer une partie du mobilier de l’ancien FJT vers la nouvelle résidence. Et ce délai n’a pas été de trop ! Quant aux meubles restés sur place, ils ont trouvé une seconde vie grâce à la Ressourcerie.
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Un cadre de vie transformé
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Aujourd’hui, dans cette vaste résidence appartenant à l’OPAC de Saône-et-Loire, les jeunes profitent d’espaces généreux et d’un environnement bien plus confortable. Au rez-de-chaussée, le coin bar est même devenu un passage presque incontournable en début de soirée. Un lieu où l’on se retrouve, où l’on échange et où l’on partage des moments de convivialité.
Ici, tout est pensé pour favoriser le bien-être et créer du lien entre les résidents.
« C’est tellement grand que nous avons installé des cloisons amovibles pour aménager deux bureaux », explique Eric Meny.
Naturellement, les anciens occupants du FJT ont suivi le mouvement et pris possession de leurs nouveaux appartements. Pour les étudiants, les apprentis et, plus largement, les jeunes en quête d’autonomie, Habitat Jeunes dispose désormais d’un outil à la hauteur de sa mission : proposer un logement social adapté à leurs besoins, dans un cadre accueillant et fonctionnel.
Le confort a toutefois un prix. Toutes charges comprises, un appartement de 32 m² est loué 525 €, un montant fixé par l’État. Les locataires peuvent néanmoins bénéficier de l’aide personnalisée au logement (APL), sous réserve de remplir les conditions d’attribution.
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Une résidence ouverte sur l’extérieur
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Habitat Jeunes ne se limite pas à sa fonction de logement. La résidence accueille également des structures partenaires. Le Point relais santé, Info Jeunes Saône-et-Loire et la Mutualité française ont ainsi choisi de poursuivre leur collaboration avec l’association. Et les espaces disponibles ne demandent qu’à être investis.
« Nous pouvons encore en accueillir d’autres », souligne Jérôme Dubuis. Une perspective qui permettrait non seulement de renforcer les services proposés sur place, mais aussi d’augmenter les ressources de l’association.
Autre bonne nouvelle en perspective, le raccordement de la résidence au réseau de chauffage urbain, prévu en novembre, devrait permettre de réaliser des économies substantielles. De quoi améliorer encore le fonctionnement de l’établissement et consolider son avenir.
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Yasmine, le sourire d’un nouveau départ
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En attendant, une chose saute aux yeux, il fait bon vivre à Habitat Jeunes. Et le sourire de Yasmine en est sans doute la plus belle illustration.
A 27 ans, cette résidente sans emploi, qui perçoit le RSA, ne manque ni d’énergie ni de projets. Entre quelques petits boulots, son engagement bénévole dans une association où elle donne des cours d’anglais et de cuisine, elle multiplie les initiatives pour préparer la suite de son parcours.
« On est beaucoup mieux ici. Le problème au FJT, c’était les sanitaires et la salle d’eau en commun. Et ici, nous avons de l’espace », confie-t-elle avec un sourire. Avant d’ajouter, non sans fierté, « et nous sommes 100 % autonomes ».
Son investissement ne date pas d’hier. Pendant un peu plus de deux semaines, avant l’arrivée des locataires, elle a participé au nettoyage des locaux pour préparer leur installation. Aujourd’hui, elle poursuit son engagement en tant que présidente du comité de vie sociale.
Une implication qui en dit long sur l’attachement qu’elle porte à ce nouveau lieu de vie.
Yasmine prévoit de rester encore un an à Habitat Jeunes, avant d’entreprendre des études de psychiatrie. Son avenir, elle l’a déjà en tête et entend bien se donner les moyens de le construire.
Dans cette résidence où le confort retrouvé va de pair avec l’autonomie et la convivialité, le déménagement ne représente pas seulement un changement d’adresse. Pour Yasmine comme pour les autres jeunes, il ouvre la voie à de nouvelles perspectives. Et parfois, il suffit d’un cadre de vie plus digne et plus serein pour retrouver l’élan nécessaire et regarder l’avenir avec confiance.
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J.B.
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