Montceau – DAQ pour repartir du bon pied

En matière de formule de retour à l’emploi ou donnant droit à une formation qualifiante, il en existe une qui commence à faire parler d’elle, le DAQ (dispositif en amont de la qualification).

Elle ressemble beaucoup, par ses critères de l’école de la deuxième chance, mais s’adresse surtout à des personnes qui ont, en quelque sorte, déjà un vécu professionnel ou un projet en tête avec, in fine, accéder à une formation qualifiante, à un contrat d’apprentissage, de professionnalisation, à un emploi (moyenne d’âge à E2C, 20 ans, au DAQ, 38 ans).

Ce dispositif a été mis en place à l’AFPA à Montceau-les-Mines voici un peu plus d’un an grâce au soutien de la région Bourgogne – Franche-Comté et de l’UE. Ce sont donc 271 candidats qui ont fréquenté le DAQ dont 62% de femmes et 38% d’hommes (80% sont peu ou pas qualifiés). En termes de résultats, la grande majorité se dirige ensuite vers une formation et 16% trouvent un emploi.

C’est le cas de Hadda. « J’ai commencé le DAQ en avril 2017, je voulais faire de la comptabilité même si je n’avais aucune notion. J’ai un BTS de styliste. J’ai donc suivi une remise à niveau, intégré une formation d’assistante comptable au Creusot, fait des stages en entreprises et je dois intégrer une société à la fin du processus. C’est AGIRE qui m’a dirigée vers le DAQ ».

Le DAQ se tourne également en direction d’un public non francophone, il bénéficie alors d’un module supplémentaire de français (FLE).

Safi Safiullah, 42 ans, vient d’Afghanistan, douze ans qu’il est en France. Dans son pays, il était urologue. Aujourd’hui, il parle quatre langues dont le français et l’anglais. Mais sa formation d’urologue et échographiste n’est pas reconnue chez nous, alors pour la valiser, il devait apprendre notre langue. Examen prévu en mai avant d’intégrer un centre hospitalier universitaire.

A l’AFPA, le DAQ regroupe Montceau, le Creusot et Autun avec pour directrice Laurence Garcera, qui la semaine dernière a reçu Eric Boucourt, sous-préfet d’Autun lequel s’est aperçu d’une chose, l’industrie n’a pas la cote au détriment du tertiaire. « Et pourtant, notamment dans l’usinage, il y a des postes à pourvoir » disait-il. Sans doute faudrait-il remédier à l’image que renvoie les métiers de l’industrie où « apprendre aux entreprises à mieux recruter » relevait le sous-préfet.

Jean Bernard

 

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