Montceau – Apprendre la langue française, élémentaire pour Karina, Yauheni et Arbab

 

Ils sont trois et ils sont fiers. Arbab ne sait plus comment dire pour remercier les deux formatrices, Christelle Gobin et Anne Colette. Car ce jour-là, lui, Karina et Yauheni, ont reçu leur DCL, diplôme de compétences en langue, dans les locaux d’AGIRE à Montceau-les-Mines.

Apprendre le français peut paraître dérisoire mais pour nos trois personnes, ils devaient lever la barrière de la langue parce que le français n’est pas leur langue maternelle et que, pour parfaitement s’intégrer, avoir un objectif d’insertion professionnelle, ils avaient besoin d’améliorer les bases en lecture, écriture et calcul.

Alors ils ont suivi de trois à six mois de formation à raison de 12 à 15 heures par semaine avant de se présenter à l’examen du DCL qui comprend plusieurs niveaux. Ils ont même bénéficié de séances d’initiation aux outils numériques avec APOR, co-traitant d’AGIRE.

Honneur à Karina. Elle est Arménienne, est arrivée en France en 2019. Désormais, elle a intégré un dispositif pour découvrir un métier. « J’ai des idées, mais rien de concret ». La Montcellienne souhaite néanmoins travailler auprès des enfants ou dans le social.

En Biélorussie, Yauheni était artiste peintre. A Blanzy où il demeure désormais, il l’est toujours et compte bien passer son code et son permis de conduire. « J’en ai besoin pour me déplacer » et apprendre le français va considérablement l’aider. Sa femme est aussi passée par AGIRE dans une session précédente.

Quant à Arbab, le Soudanais, il a posé ses valises avec sa famille tout d’abord à Génelard où il a passé quatre ans avant de s’installer à Montceau-les-Mines. Lui aussi a pour objectif de passer son permis de conduire. Pendant le confinement à cause du covid, il allait de Génelard à Montceau à vélo pour faire les courses. Ensuite, pour suivre les cours à AGIRE, il prenait le train à 6h le matin. « Ce qui prouve chez lui une réelle motivation » souligne Christelle Gobin. Au Soudan, Arbab a fait des tas de métiers, ici à Montceau, il veut devenir soudeur et « continuer à apprendre le français » dit-il.

Malgré les obstacles, cette barrière de la langue, la formation leur a permis de reprendre confiance en eux, de développer leur autonomie pour définir ensuite une formation et trouver leur voie sur notre territoire.

Quand on voit les sourires qu’ils affichaient à la remise de leur diplôme, ils ne cachaient pas leur bonheur d’avoir réussi. « C’est le grand jour » disaient-ils. Un grand moment de satisfaction partagée.

A la prochaine session en décembre, ils sont sept candidats pour obtenir le DCL.

Jean Bernard

4 commentaires :

  1. Bravo à eux ! Une preuve que lorsque l’on a réellement envie de s’intégrer on s’intègre, aucune lacune de ce côté là de la part de la France, tout est en place. Dans beaucoup de pays la langue, identité culturelle, est la condition obligatoire pour pouvoir y résider, ce ne sont pas des tapis sur lesquels s’essuient des immigrés. Pas de panneaux ou des « traductions » non ´ Européenne  comme chez nous ou une adaptation à celui qui menace le plus de tuer l’accueillant ! Encore félicitations.

  2. felicitations !!!!!
    quel courage, bien des français en seraient incapables s’ils devaient immigrer

    • Tous les Français qui immigrent sont dans un respect total du pays qui les accueille et n’ont pas le choix d’apprendre la langue sinon ils sont expulsés ! C’est la base de l’intégration. Les Français incapables n’immigrent pas !

      • À voir vos raisonnements réguliers, toujours fondés sur des faits, vous devriez postuler à d’autres fonctions que celle de troll raciste de l’informateur de Bourgogne… Vivement que des gens comme vous soient aux manettes, la France avancera tellement mieux (lol). Sincères salutations, triste sire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *