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Le conseil municipal de mercredi soir a une nouvelle fois été marqué par des échanges particulièrement animés entre la majorité et les groupes d’opposition. Si le dossier du futur crématorium a cristallisé les tensions (lire par ailleurs), celui de l’Adrenalyn Park a également donné lieu à un débat nourri, bien que plus mesuré.
Ce projet de complexe de loisirs multi-activités de 2 700 m², prévu à proximité du cinéma Le Capitole et de l’Embarcadère, n’est pas une nouveauté. Présenté une première fois en mars 2025, il revient aujourd’hui devant les élus sous un angle différent, non pas sur son contenu, qui demeure inchangé, mais sur son montage juridique et financier.
Anne Sevin, adjointe au développement économique, a rappelé que les élus avaient pu prendre connaissance de l’ensemble du projet ainsi que de son plan de financement prévisionnel. Le maître d’ouvrage envisage de contracter un emprunt de 3,2 millions d’euros auprès de la Banque des Territoires. Une garantie de 50 % serait apportée par des établissements bancaires privés, tandis que la Ville de Montceau-les-Mines est sollicitée pour garantir les 50 % restants, soit un montant estimé à 1,6 million d’euros.
Dès l’ouverture des débats, madame le Maire a tenu à préciser la philosophie de cette délibération. Il ne s’agit ni de financer un investisseur privé, ni de se substituer à lui, mais d’accompagner un projet susceptible de renforcer l’attractivité économique et touristique de la commune. Un accompagnement qui, selon elle, doit s’inscrire dans un cadre juridique rigoureux et préserver, avant tout, les intérêts financiers des Montcelliens.
L’opposition, par la voix de Lilian Noirot (Montceau Passionnément), s’est félicitée de l’avancée d’un projet privé « très attendu par la population », estimant que « tous les voyants étaient au vert ». Il n’a pas manqué d’égratigner la majorité en dénonçant un discours jugé excessivement alarmiste sur les finances de la ville, rappelant que « la Banque des Territoires nous fait confiance ».
Une critique à laquelle Isabelle Louis a répondu avec fermeté. Pour la nouvelle majorité, gouverner ne consiste pas à valider des dossiers dans la précipitation. Prendre le temps d’étudier un projet, d’en mesurer les conséquences et de sécuriser les engagements de la collectivité relève tout simplement d’une gestion responsable. « Une garantie d’emprunt ne dit pas une bonne santé financière » précisait elle.
Même Arnaud Sanvert (RN) a salué « un très bon projet » ajoutant, « nous avions un doute sur le principe de la garantie d’emprunt ».
En clôture de séance, Anthony Da Pont a résumé ce qui semble désormais constituer la ligne directrice de la majorité. A ceux qui dénoncent des retards, il a préféré un autre terme, « responsabilité ». Un mot immédiatement complété par Isabelle Louis, « prudence ».
Comme le rappelait Pierre Mendès France : « Gouverner, c’est choisir ».
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J.B.







