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A Montceau-les-Mines, la promotion 2025-2026 des aides-soignants a reçu vendredi son diplôme d’État. Quarante nouveaux professionnels, 90% de femmes, vont désormais rejoindre les équipes hospitalières, les Ehpad et les structures médico-sociales. Dans un secteur confronté au manque de personnel, leur arrivée est particulièrement attendue.
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Ils seront désormais ceux que l’on appellera lorsqu’il faudra aider à se lever, accompagner un repas, rassurer un patient, effectuer les soins d’hygiène ou simplement être là lorsque la maladie, l’âge ou la dépendance rendent le quotidien plus difficile.
Vendredi après-midi, dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Montceau-les-Mines, 40 nouveaux aides-soignants ont officiellement franchi cette étape en recevant leur diplôme d’État, au terme de leur formation à l’IFSI-IFSA. Parmi eux, près de 90 % sont des femmes et donc des hommes aussi.
Une cérémonie qui avait forcément un goût particulier pour les diplômés, mais aussi pour leurs formateurs et les représentants des collectivités présents, parmi lesquels plusieurs maires et élus de la Communauté urbaine Creusot-Montceau.
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Une formation exigeante avant le terrain
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Derrière le diplôme, il y a des mois d’apprentissage, de stages et de remise en question. Le métier d’aide-soignant exige en effet bien davantage que la maîtrise de gestes techniques.
Il faut savoir observer un patient, repérer un changement dans son état, communiquer avec l’équipe soignante, respecter les protocoles, mais aussi établir une relation de confiance avec celui ou celle que l’on accompagne.
C’est cette dimension que Julian Vadell-Martinez, directeur de l’IFSI, a souhaité placer au cœur de son intervention. « Dès que vous rentrez dans la chambre d’un patient, là commence le soin », a-t-il rappelé.
Une phrase qui résume une profession où le soin ne se limite pas à un acte précis. Il commence avec un regard, une parole, une écoute, une présence.
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Dans les établissements, les besoins sont importants
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Cette promotion arrive dans un contexte particulier. A l’hôpital comme dans les Ehpad et les établissements médico-sociaux, les équipes sont confrontées depuis plusieurs années à des difficultés de recrutement et à des tensions sur les effectifs. Pourtant, les besoins d’accompagnement ne diminuent pas. Au contraire.
Vieillissement de la population, perte d’autonomie, maladies chroniques, les professionnels chargés d’accompagner les personnes fragiles occupent une place de plus en plus importante. L’aide-soignant se trouve précisément au plus près de ces réalités.
Il est souvent l’un des professionnels qui passe le plus de temps auprès du patient ou du résident. Cette proximité lui permet de connaître ses habitudes, de percevoir ses inquiétudes et parfois de détecter des changements qui pourront être signalés à l’équipe infirmière.
Dans un système de santé sous tension, cette présence quotidienne est essentielle.
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« Soyez fiers de prendre soin des autres »
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Pour Angélique Deschamps, référente de la promotion, le diplôme vient récompenser un parcours fait de « réussites », mais aussi de « doutes et de sacrifices ».
Elle a rappelé aux nouveaux professionnels qu’ils entraient désormais pleinement dans une profession de responsabilité. Une responsabilité qui s’exerce auprès de personnes souvent vulnérables et qui impose de ne jamais perdre de vue la dimension humaine du métier. « Soyez fiers de prendre soin des autres », leur a-t-elle lancé. Elle a reçu une véritable standing ovation !
Mais elle les a également invités à prendre soin d’eux-mêmes. Une recommandation qui prend tout son sens dans un métier physiquement et humainement exigeant, où la fatigue et la charge émotionnelle peuvent être importantes.
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Une profession indispensable à l’avenir
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La maire de Montceau-les-Mines, Isabelle Louis, a pour sa part souligné la portée symbolique du diplôme. « Il y a des diplômes qui s’affichent, il y en a qui se traduisent chaque jour par des gestes », a-t-elle déclaré.
Des gestes parfois discrets, rarement spectaculaires, mais qui donnent toute son humanité à l’accompagnement. C’est aussi pourquoi le métier d’aide-soignant est aujourd’hui au cœur des enjeux de santé publique.
« On a besoin de vous », a insisté Isabelle Louis devant les diplômés.
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Un passage de relais pour le directeur de l’IFSI
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Cette cérémonie aura également marqué le départ prochain de Julian Vadell-Martinez. Le directeur quittera ses fonctions le 1er octobre pour rejoindre l’université de Dijon et y exercer celui de maître de conférence. Il a tenu à saluer le travail accompli par son équipe et les formateurs dont l’expertise et la rigueur permettent chaque année d’accompagner de nouvelles générations vers le diplôme.
Avant de conclure, il a lu Rien ne sert (Gora Jainkoa), du poète et écrivain basque Bitoriano Gandiaga.
« Tout reste à faire. Tout est possible. Faites-le ».
Des mots qui sonnaient comme une invitation adressée aux 40 nouveaux diplômés. Car leur formation est désormais terminée. Leur métier, lui, commence véritablement.
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J.B.
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