On vient, on tourne… et l’on y retourne.
Comment résister à l’appel de phare de cette Riley RMB de 1950, majestueuse et racée, capable à elle seule d’éclipser l’élégance futuriste de la Citroën SM Maserati et ses 180 chevaux de caractère ?
A force de graviter autour d’elles, ces belles de jour nous ont fait perdre la tête. Elles ont illuminé Mont-Saint-Vincent en ce long dimanche printanier où chaque ruelle semblait ouvrir les portes d’un autre temps.
A chaque détour, on s’attendait à croiser une silhouette sculpturale, une Gina Lollobrigida ou une Brigitte Bardot, cheveux au vent à l’arrière d’une Mustang cabriolet V8 de 1965, ou encore voir surgir, dans un murmure de moteur et d’élégance, une Bentley de 1959 venant s’arrêter au pied d’un tapis rouge imaginaire.
« Maman, elles étaient trop belles les voitures ». La vérité sort toujours de la bouche des enfants. Et celle-là, personne ne songerait à la contredire.
Il y avait quelque chose d’irréel à flâner dans les ruelles de Mont-Saint-Vincent et à tomber en admiration devant ces automobiles anciennes d’avant 1975, réunies grâce à la passion de l’association AVA Bourgogne.
Le temps d’une journée, la nostalgie des années heureuses et l’esprit d’une liberté sans retenue ont enveloppé les visiteurs d’un doux vertige. Et il fallait sans doute toute la magie de la colline de Mont-Saint-Vincent pour offrir un tel voyage hors du temps.
Oui, ce dimanche-là, nous avons voyagé bien plus loin que quelques kilomètres, nous avons traversé les époques, les rêves et les souvenirs.
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J.B.




























