Michelin – La Roche-sur-Yon ferme, Blanzy impacté modérément

Comme nous vous l’annoncions en fin de matinée, ce jeudi 10 octobre, 13 postes vont être supprimés chez Michelin Blanzy sans licenciements. Dimitri Fournet-Fayard, le directeur du site, apporte des précisions.

Alors que la direction générale de Michelin annonçait ce jeudi matin aux salariés de la Roche-sur-Yon la fermeture de leur usine d’ici fin 2020, au même moment, à Blanzy, l’ensemble du personnel recevait une communication et « expliquer, notamment, les conséquences sur le site de Montceau » indique, quelques heures plus tard, le directeur Dimitri Fournet-Fayard.

Forcément, mettre la clé sous la porte à la Roche-sur-Yon a une incidence sur le site montcellien qui alimente celui de Vendée  en tissu métallique qui entre dans la fabrication du pneu poids lourd, un pneumatique haut de gamme.

Effectivement, 13 postes sont supprimés d’un ilôt à l’atelier PK, sans licenciements, sur 45 au total. « Ces 13 emplois vont être répartis en particulier à l’atelier ZP où est confectionné du tissu textile et qui comprend également la partie développement de nouveaux produits en direction de la compétition et l’aviation » précise le directeur.

Pourquoi fermer La Roche-sur-Yon ? « Malgré tous les efforts des équipes de direction et du personnel, des investissements de l’ordre 70 M€, la recherche de compétitivité et face à un marché du pneu poids lourd sans croissance en Europe et la forte concurrence asiatique, la fermeture était nécessaire et inéluctable » commente-t-il encore.

619 emplois sur le flanc, la pilule est très difficile à avaler sur le site vendéen où les syndicats se sentent trahis. Même l’usine de Cholet est impactée avec la perte de 74 postes qui, comme à Blanzy, seront répartis sur le site.

Dans son discours, Dimitri Fournet-Fayard, montre une farouche volonté de conquérant d’un marché du pneumatique pourtant à la dérive. C’était son message samedi dernier. Il ne change pas aujourd’hui. « Montceau doit s’élever dans l’excellence, être réactif aux marchés de niche que sont par exemples le militaire, les camions de pompiers ». Ici, le savoir-faire est unique. Les Chinois ne savent pas faire.

La chance de Michelin dans la Bassin minier est la double identité du site, la fabrication de pneus pour le génie civil (les gros engins de chantiers), le militaire et le semi-fini. A condition de gagner en compétitivité.

Relever ce challenge et la drapeau Michelin flottera encore longtemps sur la zone de la Fiolle.

Jean Bernard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *