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Mémoire – Plichon: 60 ans, 20 morts

La catastrophe au puits du Bois du Verne à Montceau-les-Mines, dit puits Plichon, le 16 janvier 1958 a marqué à jamais les esprits et les cœurs le Bassin minier. Une catastrophe avec un très lourd bilan, 20 morts. 20 mineurs décèderont après un tir de mine à l’air comprimé.

Ici, en particulier à Montceau-les-Mines, personne n’a oublié et en ce 16 janvier 2018, soixante ans après, la mémoire collective reste intacte. La mine a tué. La blessure est toujours profonde encore aujourd’hui.

Alors outre le traditionnel dépôt de gerbes au monument aux victimes de la mine, quai général de Gaulle, c’est avec une certaine solennité que l’ensemble des participants à cette commémoration se sont retrouvés au syndicat des mineurs où une exposition avec des documents d’époque, rappelle cette terrible catastrophe. « Une exposition qui prendra place prochainement à la médiathèque » indiquait madame le maire,Marie-Claude Jarrot. Dans ses propos, elle rappelait que « c’est toute la ville de Montceau qui commémore Plichon. Une émotion palpable régnait dans la salle.

Quant à Gérard Burtin, responsable de l’institut d’histoire sociale CGT de Saône-et-Loire, il soulignait l’importance de cette manifestation pour que « le sacrifice de ces mineurs ne se perde pas dans l’oubli ».

Ces morts ne furent pas les derniers, la mine a continué à tuer. « Et de nos jours encore, le travail tue » ajoutait-il. Un sujet d’actualité en phase avec le passé. D’après les statistiques, ce sont 545 décès en 2015, 527 en 2016 principalement dans le bâtiment et les travaux publics. Alors pour assurer la sécurité des salariés sont créés le comité de sécurité en 1911, puis en 1947 le CHS (comité d’hygiène et de sécurité) et en 1982, le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). En 2010, la fonction publique dispose également du CHSCT.

Toutefois, un danger guette les salariés et leur sécurité puisque, indiquait Gérard Burtin, « le CHSCT est visé par la réforme du gouvernement actuel (…). Sa disparition serait en fait un recul de plus d’un siècle ».

J.B.

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