Les Beaux Bagages – Le Creusot a rugi de plaisir

Vendredi, samedi et dimanche. Trois jours de Beaux Bagages au Creusot pour des escales rugissantes et un public aux anges de déambuler de la cour du château de la Verrerie, au  Carré des Dames à la place Schneider en passant par le parc de l’Hôtel.

Autant de lieux que de plaisir avec en prime ce dimanche, enfin une température digne de l’été et un soleil au zénith. Et surtout, belle cerise sur le festival des arts de la rue, un public qui est venu nombreux apprécier les différents spectacles au programme.

C’était pendant trois jours, le rendez-vous de la liberté, celle d’assister à la carte, avec supplément de rire, de tendresse et d’émotion à ce qui met une ville en ébullition, où chacun prend ce qu’il y a prendre de jouissif quitte à faire des pieds et des mains  avec Léon, un clown grognon à l’accent du pays des rêves et donc éperdument poétique.

Quant au roi Arthur qui n’était certainement pas de la Kaamelott, les Grooms ont revisité la légende sur un ton lyrique et surtout décalée avec les biberons. Un brin gentillet en comparaison des contre-visites touristiques avec Hervé et Jérôme Poulain, deux experts « historiques » de la cité creusotine. C’est décapant au possible. Après leurs passages et leurs explications, l’histoire de la famille Schneider aura besoin d’un sérieux toilettage.

Et Jean Jaurès, que venait-il faire perché sur un escabeau en plein milieu de la rue ? Se la raconter ou raconter sa vie jusqu’à sa mort, assassiné le 31 juillet 1914 à Paris. L’histoire de cet homme politique, grand défenseur des droits de l’homme par la Compagnie Internationale Alligator (CIA), se digère sans provoquer le moindre mal de tête. Jaurès dans la rue, encore mieux que dans un livre.

Pour refermer le livre des ces escales rugissantes, un dernier décor a illuminé la place Schneider, un ultime équilibre dans les airs. Quatre artistes sur le fil du rasoir.

Le temps passe vite aux Beaux Bagages.

Jean Bernard

Un commentaire

  1. Sacrés hémorroïdes !

    LOL

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