Konecranes – Les stackers, l’emblème des salariés, sont rentrés au bercail

Bison Futé n’avait pas prévu qu’en ce jour de départ en vacances, mieux valait éviter la proximité de l’usine Konecranes à Saint-Vallier sur les coups de 16 heures.

Parce que cinq « mastodontes » qui quittent le parking à l’entrée de Konecranes et s’engagent sur la route, ce n’est pas un ballet habituel. Les stackers sont aussi gracieux qu’un mammouth dans la toundra finlandaise.

Depuis mercredi, les négociations entre les salariés en grève et la direction de Konecranes n’avancent plus. Quand bien même s’agit-il de discuter « des queues de cerises », le dialogue a cessé.

Les salariés en grève depuis lundi dernier ont donc décidé après avoir voté, de déplacer les cinq stackers et les rentrer à l’intérieur de l’établissement. « Car voir ces engins à l’extérieur de l’usine, posés sur le parking, écornait l’image de Konecranes » explique Julien Knapper, délégué CGT au nom de l’intersyndicale. « Au moins ils seront en sécurité et par ce geste, nous démontrons notre bonne volonté, c’est-à-dire que nous faisons un grand pas en avant en direction du patron », ajoute-t-il.

« Nous espérons ainsi que les négociations reprendront mercredi prochain » précise-t-il encore. « Je ne sais pas si vous imaginez l’effort demandé aux employés de mettre les stackers, leur emblème, à l’intérieur de l’usine » poursuit-il.

Mercredi également, dans un roulement déjà bien organisé, une quarantaine de salariés reprendra le travail pendant que les autres assureront le piquet de grève. « Il n’y aura ni expédition ni réception ».

Un piquet de grève qui lui, même avec le retour des stackers au bercail, se poursuit sur le parking.

Jean Bernard

3 commentaires

  1. Salut les gars !
    Faut monter à Matignon avec vos engins pour que le gouvernement se bouge un peu et prenne vraiment conscience du désarroi des ouvriers.
    Ce n’est pas en restant dans votre usine que les choses vont vraiment changer, la population est prête à vous suivre dans vos revendications ; ce n’est pas seulement l’avenir de votre usine qui est en jeu, mais l’avenir du bassin minier tout entier.
    Si Konecranes, Eolane, Gerbe, puis Michelin perdent des centaines d’emplois, qui restera ?
    Faut aussi que tous les maires concernés se mobilisent, de même que tous les candidats aux municipales qui promettaient tant de choses à leurs concitoyens et que l’on ne voit plus !

  2. Bonne initiative, en espérant que votre direction fera un grand pas en avant envers vous, sinon il faudra aller plus, voir notre gouvernement de paille, bonne chance à vous tous nono.

  3. Mais qu’est ce que l’Etat et le gouvernement ont à voir avec les affaires des entreprises privées ?

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