Hôpital/Urgences – Il manque des médecins urgentistes

Le SMUR en intervention sur un accident de la route. Photo illustration.

Communiqué du CODEF.

Paray – Montceau – Le Creusot,

deux lignes amenées à être suspendues en alternance

Dégradation inacceptable de l’offre de soins et qui plus est sur deux GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) !
Pour la première fois de son histoire, les hôpitaux de Paray – Montceau – Le Creusot devront se mettre d’accord pour bricoler un SMUR primaire et/ou secondaire faute de médecins disponibles.
Le smur secondaire permet le plus souvent de transférer des patients dans un état grave vers d’autres établissements de santé, selon les besoins.
Il peut se transformer en primaire et assurer la prise en charge d’un patient dont l’état requiert, de façon urgente, une prise en charge médicale et de réanimation.
Une équipe de SMUR en moins ou déséquilibrée sur une journée, c’est une dégradation alternée de l’offre de soins sur ces trois sites. Ce qui est encore plus vrai dans cette période d’aggravation de l’épidémie Covid.
Le SMUR secondaire permet de transférer les patients qui se dégradent vers les réanimations et éviter ainsi l’engorgement des services.
Ce bricolage est pour nous inacceptable, il témoigne de tous les maux de l’hôpital public : réorganisations imposées unilatéralement par la hiérarchie, perte du sens du travail, sous-effectif structurel, épuisement des équipes…
Le Ségur de la santé n’a rien réglé : aucun recrutement massif n’a été annoncé, les conditions de travail ne s’améliorent pas, de nombreux professionnels continuent à fuir l’hôpital public malgré les promesses d’augmentation de salaire.
Pour le Codef, ce sont bien la qualité même du service public hospitalier mais aussi la sécurité des patients qui sont en jeu, une fois de plus, nous ne pourrons compter que sur nous mêmes : Nous ne le répéterons jamais assez, seule la mobilisation du personnel et des usagers pourra changer la donne.

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