Hôpital – Quand les murs blancs s’ouvrent sur la poésie

Il règne toujours ici un silence qui pourrait laisser croire que la vie s’écoule paisiblement. Ce calme a quelque chose d’apaisant. Pourtant, nous sommes dans le service des soins palliatifs du centre hospitalier de Montceau, où les équipes hospitalières se consacrent, avec une remarquable générosité, au bien-être des patients.

En 2025, Pierre Moreau y est accueilli. Son passage sera bref, mais l’un des fondateurs de la compagnie Golmus laissera une empreinte durable.

Très vite, le service prend contact avec la compagnie. L’idée est simple, offrir aux patients, à leurs proches et au personnel une parenthèse, un souffle différent, quelques instants durant lesquels les murs blancs s’effacent au profit d’une littérature poétique.

Vendredi après-midi, un rideau rouge est tiré, comme au théâtre. Les membres de Golmus donnent alors une lecture d’un texte justement de Pierre Moreau, « Le Journal d’Albane à Montceau-les-Mines ». Les mots circulent avec la légèreté d’une brise, apportant une fraîcheur inattendue, tandis que les chansons interprétées par Marie-Rose Blaise prolongent ce moment suspendu.

Le temps semble ralentir. Chacun savoure cette parenthèse rare, qui rappelle avec une grande simplicité que, même ici, la culture sait ouvrir une fenêtre, rassembler les regards et offrir, le temps d’un instant, une autre manière d’habiter le présent.

J.B.

 

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