Le Festival Outre-mer en Bourgogne, du 4 au 13 mai, 17e du nom, se veut riche en commémorations, rencontres et festivités populaires dont la grande parade samedi 9 mai à 14h au centre-ville de Montceau.
![]()
![]()
Ce lundi 4 mai, au lycée professionnel Haigneré, s’est levé bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. La 17e édition du festival Outre-Mer en Bourgogne (OMB), jusqu’au 13 mai, s’est ouverte comme une flamme vive, portée par l’histoire, la mémoire et l’exigence de transmission. Cette édition résonne avec une intensité particulière, puisqu’elle coïncide avec le 25e anniversaire de la loi du 10 mai 2001, texte fondamental qui a inscrit dans la conscience nationale la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme crimes contre l’humanité.
Dans ce cadre chargé de sens, les mots de Christiane Mathos ont résonné avec gravité et détermination, « Un moment essentiel de notre mémoire collective, qui nous engage plus que jamais à faire vivre l’histoire et à en transmettre les enseignements ». Car il ne s’agit pas seulement de commémorer, mais de faire battre cette mémoire au présent, de l’inscrire dans les consciences, notamment celles des jeunes générations notamment chez les lycéens qui ont porté un projet de mémoire de l’esclavage.
La Saône-et-Loire, souvent méconnue dans ce récit national, se révèle pourtant comme une terre profondément liée à l’histoire de l’abolition. Berceau d’engagements humanistes, elle a vu naître et grandir des voix qui, bien avant les grandes proclamations, portaient déjà l’exigence de dignité et de liberté. Ici, la mémoire n’est pas figée, elle vit à travers les initiatives, les associations, les actions pédagogiques qui, inlassablement, tissent le lien entre passé et présent.
Le festival Outre-Mer devient ainsi une scène vibrante où se rencontrent cultures, histoires et identités. Musiques, témoignages, échanges, tout concourt à faire émerger une parole forte, nécessaire, qui rappelle que l’histoire de l’esclavage ne se limite pas à des dates, mais qu’elle traverse encore les sociétés contemporaines.
Portée notamment par l’association Mémoire de l’Histoire de l’Abolition de l’Esclavage en Saône-et-Loire, cette dynamique locale s’inscrit dans une volonté farouche, ne jamais laisser s’éteindre la mémoire, ne jamais banaliser l’oubli. Car se souvenir, ici, n’est pas un devoir abstrait, c’est un acte vivant, un engagement collectif.
En ce 4 mai, au cœur de ce lycée, c’est une mémoire en mouvement qui s’est exprimée. Une mémoire qui éclaire, qui dérange parfois, mais qui surtout construit. Une mémoire qui, loin d’être tournée vers le passé, ouvre résolument les chemins d’un avenir plus lucide, plus juste, et profondément humain.
![]()
J.B.
![]()
Découvrir le programme ci-dessous :
![]()










