Festival BAM – François Feldman, éternellement années 80

François Feldman, c’est le pur produit des années 80. Le chanteur qui semble avoir mis le temps sur pause et qui, sur la scène de l’Embarcadère de Montceau-les-Mines, débarque comme un jeune homme qui n’aurait pas pris une ride. Même ses cheveux gris ont des allures d’accessoire de mode, comme un petit clin d’œil du temps qui passe.

Après Nicoletta, qui avait ouvert le festival BAM, François Feldman a pris le relais. Une transition en douceur, sans heurt, sans cette impression qu’un monde sépare les deux artistes. Chacun son univers, ses chansons, ses souvenirs et son époque… mais, au fond, la musique sait parfaitement faire tomber les frontières.

Et François Feldman, lui, ne tient pas en place.

Sur scène, il est partout. Il avance, recule, arpente son territoire, comme s’il voulait graver son passage dans le décor et laisser une petite empreinte de ses années 80 à Montceau-les-Mines.

Car François Feldman est toujours dans les années 80. Et visiblement, il n’a aucune envie de faire tourner le compteur. Jeudi soir, il est venu « Pour toi ». Il est venu pour vous.

Et son public lui a bien rendu.

Devant la scène, les spectateurs sont debout. Ils chantent, ils dansent, ils se déhanchent. Pendant quelques heures, les années ont disparu. On se serait cru dans une boum, quelque part entre deux tubes, avec les copains, les néons et cette folle envie de danser. Les uns se trémoussent comme à 15 ans, les autres retrouvent leurs 17 ans et, au détour d’un slow langoureux, peut-être même quelques souvenirs de premiers flirts.

Les tubes sont là. Les souvenirs aussi.

François Feldman a fait des heureux, ce jeudi soir. Certes, contrairement aux autres années, l’Embarcadère n’affichait pas complet. Mais qu’importe, il y avait de la joie et surtout cette énergie communicative qui traverse la salle.

Et puis François Feldman descend dans l’arène pour aller saluer son public. A cet instant, plus de barrières, plus d’années qui passent, plus de cheveux gris. Juste un chanteur, son public et des chansons qui ont décidé de ne jamais vieillir.

C’est toute une époque qui a recommencé à vivre.

J.B.

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