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Eolane Montceau – Et si un repreneur remettait la lumière, voilà une hypothèse inespérée

Alain Schleich l’avoue lui-même, « c’est du sérieux ». En effet, depuis ce début de semaine, le site Eolane de Montceau ne va peut-être pas fermer définitivement et un certain nombre d’emplois pourrait être sauvé.

Ce serait, une fois encore, un joli conte en cette fin d’année alors que dans le Bassin minier, tout le monde est persuadé de la disparition de cette entité d’Eolane surtout depuis sa mise en liquidation judiciaire et l’annonce par le personnel de la mort prochaine, le 19 novembre au tribunal.

C’est sans compter sur l’opiniâtreté de l’administratrice judiciaire qui début octobre, malgré les difficultés, était l’une des rares personnes prêtes à déplacer les montagnes pour trouver un repreneur. Là aussi, Alain Schleich, secrétaire du CSE, reconnaissait son tempérament. Il disait : « Pour nous, c’est mission impossible, pour elle, c’est une mission à tenter ».

Coup de chapeau à l’administratrice judiciaire 

Le plus incroyable dans l’affaire, ce n’est pas tant que l’administratrice a trouvé plusieurs repreneurs potentiellement intéressés par le site montcellien, mais « elle a fait en quelques jours ce que la direction n’a jamais réussi en trois ans » note avec un petit air mesquin le secrétaire du CSE. Une vingtaine de dossiers ont été envoyés et plusieurs entreprises seraient intéressées. « Ce qui prouve que la direction d’Eolane France a sabordé la reprise de notre site » remarque Alain Schleich

Au moins une dont la patron s’est déplacé lundi soir sur place où il a été reçu par le P.-D.G. Henri Juin et a même rencontré les salariés.

Au premier abord, ce chef d’entreprise dans l’électronique également, « est quelqu’un qui connaît le métier, partage des valeurs humaines et a déjà sauvé une entreprise. On a envie de l’aider en espérant que le P.-D.G. actuel ne brise pas cet élan » fait observer le secrétaire du CSE.

Ce repreneur qui préfère encore garder l’anonymat pour le moment, se heurte néanmoins à deux handicaps. D’abord le bâtiment, 12 000 m2, c’est beaucoup trop grand. « La CUCM peut nous apporter son aide pour le partager » rapporte Alain Schleich. Puis le redémarrage du site sans perspective immédiate de commandes, d’où la reprise seulement de 25 à 30 salariés sur les 77. « Mais ça donne confiance, c’est une pompe à réamorcer des emplois dans quelques années » ajoute-t-il toujours confiant.

Les futurs repreneurs ont jusqu’au 2 novembre pour faire connaître leurs intentions. Le 19 novembre le tribunal de commerce tranchera. Repreneur ou pas ou encore, le plus catastrophique, la liquidation judiciaire.

Jean Bernard

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