Education nationale – Rien ne va également pour la CGT

Communiqué de la CGT du bassin montcellien.

Face à la pénurie d’enseignant·es, il faut titulariser les contractuels

 

Sans eux, la rentrée ne se fait pas. Pourtant les enseignant·es non titulaires ont un statut précaire. La CGT réclame un plan d’urgence pour l’Éducation nationale : pour susciter des vocations et entretenir un vivier de remplaçant·es, il faut revaloriser les salaires, titulariser les contractuels et abolir les réformes Blanquer.
Aujourd’hui 1er septembre, 12 millions d’élèves font leur rentrée, et de l’aveu même du ministère de l’Éducation nationale, plus de 4 000 enseignant·es manquent à l’appel, dans le public et le privé.
Malgré les listes complémentaires ouvertes aux derniers concours enseignant·es. « Il y a aura un professeur devant chaque classe, dans toutes les écoles de France », a pourtant promis le 26 août Pap Ndiaye, le nouveau ministre de tutelle.

Recours massif aux contractuels. C’est-à-dire des profs non titularisés qui ont suivi trois jours de formation (au lieu d’un stage d’un an pour ceux reçus aux concours enseignants), « avec un statut précaire, des contrats de moins d’un an, des salaires payés en retard parce que les logiciels de paie sont inadaptés à la situation », décrit Charlotte Vanbesien, secrétaire générale adjointe de la FERC, la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture CGT. « Si tu veux qu’ils restent, tu les paies bien, en temps et en heure », résume celle qui est le bras droit de Marie Buisson, secrétaire générale de la FERC.
Des effets d’annonces. Comme pris dans un vent de panique, Emmanuel Macron et son ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, ont fait des annonces à quelques jours de cette rentrée à haut risque : le 25 août, le Président de la République a promis qu’ « aucun enseignant ne débutera sa carrière sous les 2000 euros net mensuels ».
Contre 1500 euros aujourd’hui, sans les primes, et 1400 euros pour un·e enseignant·e stagiaire. « Il faudrait alors revoir les points d’indice et toute la grille de salaires qui s’est tassée », prévient la porte-parole de la FERC.
Depuis 2000, les salaires des enseignant·es ont baissé de 21% par rapport à l’indice des prix à la consommation. Pas de quoi susciter des vocations…
Le 26 août, pour sa première rentrée scolaire, c’était au tour de Pap Ndiaye d’annoncer qu’un concours exceptionnel de titularisation « d’un certain nombre de contractuels » serait ouvert au printemps 2023.
Cela fait des années que la CGT alerte sur la situation de l’Éducation nationale qui connait aujourd’hui une pénurie structurelle d’enseignant·es.
La CGT demande de vraies revalorisations salariales pour les enseignant·es, mais aussi les infirmières scolaires, les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH) qui sont à temps partiel imposé, ainsi que le personnel administratif.

Il faut abolir les réformes Blanquer dont l’application a dégradé les conditions de travail des enseignant·es. Réduire les effectifs en classe, recruter des enseignant·es et des AESH. Et améliorer le statut des contractuels. Avant, ils voyaient leur contrat interrompu pendant l’été. Cette année, il a été prolongé jusqu’au 31 août et renouvelé à la rentrée. « Et pourquoi pas leur proposer des CDI ? », interroge la FERC.

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