Les dossiers brûlants de la France insoumise (Bassin minier)

Réunion mensuelle de la France Insoumise au coquillage à Blanzy.

Une dizaine de participants sur les 12 membres du groupe d’action de Montceau géré par Robert Germain se trouvait réunis ce soir du vendredi 12 janvier au Bar du coquillage à Blanzy. Ordre du jour important après les vœux d’usage à la population par l’intermédiaire de la presse.

Important puisque le groupe en vient à la situation de l’emploi dans le bassin minier. Ses membres les plus en pointe dans le combat présentent les dossiers brûlants actuels.
Konécrane : le premier plan social a été retiré mais la lutte n’est pas terminée. Un second plan est en gestation et une mesure dilatoire a été tentée avec l’organisation de groupes de travail pour préparer psychologiquement à l’adoption d’un nouveau plan aussi néfaste que le premier.
SIAP : la lutte continue, ce sera difficile, il ne faut pas rêver, l’entreprise à un patron « Voyou » (terme employé), mais le personnel est motivé et prépare des initiatives.
Eolane : rien de spectaculaire pour le moment mais un travail de fond est conduit pour analyser et rendre visible la stratégie du groupe et la mettre en évidence. Les salariés attendent une solution foncière publique et se battent pour une préservation de l’emploi quelles que soient las activités trouvées. Le gouvernement ne mise-t-il pas tout sur la formation et la reconversion ?
Autre problème prégnant : le Prado. Là aussi le groupe pense qu’il convient de conférer avec le Président du Conseil Départemental pour en savoir un peu plus sur l’utilisation des fonds qu’il verse à l’organisme. La convention collective est depuis si longtemps inappliquée que la direction essaie de faire accepter un reliquat sur les cinq dernières années des droits non respectés et non versés au salariés.
Le groupe d’action est conscient qu’une explosion sociale et proche et rappelle que cet organisme gère plus de 400 emplois. Dures conséquences pour le Bassin minier.
Le point sur l’hôpital de Montceau: La genèse est refaite, Copermo 4 maintenant, fermeture chirurgies conventionnelle et ambulatoire, fermeture ensuite des urgences. Solution dramatique connue depuis 2016. Copermo 3 a été un leurre, une lampe pour les papillons et tout le monde a suivi. En jeu, bien que la direction minimise les conséquences, entre 70 et 90 emplois.
Le groupe rappelle les différentes promesses électorales des présidentielles : aucun citoyen à moins de 30 minutes d’un hôpital public. A moins d’utiliser des navettes spatiales tout le monde sera bientôt à plus d’une heure d’un hôpital, surtout avec la concentration du 15 au niveau du chef-lieu de région, comme la localisation des moyens de transports aériens.
Le groupe d’action regrette, lui aussi, les divisions politiques qui sur le terrain empêchent l’action coordonnée et surtout l’efficacité, dont visiblement, le Codef reste la seule issue de terrain. Ce dernier envisage des actions récurrentes de terrain pour tenter de sauver ce qui peut l’être et surtout aider un personnel balloté entre fausses promesse et véritables dangers.

A l’ordre du jour également, les élections législatives partielles.
5 élections de juin ont été annulées, la France insoumise va présenter des candidats dans chacune de ces circonscriptions. :
1ère circonscription du Val-d’Oise : Leïla Saïb et Xavier Renou
1re circonscription du Territoire de Belfort : Anaïs Beltran et Gérald Loridat
2ème circonscription de Guyane : Davy Rimane et Marie-France Naïsso
4ème circonscription du Loiret : Jérôme Schmitt et Véronique Seltz
8ème circonscription de Haute-Garonne : Philippe Gimenez et Sophie Lechat

Le groupe de travail entend lancer un appel au soutien, car dit-il, ces candidats portent l’espoir d’une meilleure représentation nationale.

Autres sujets, les thèmes de lutte de l’année 2018. 1) l’éradication de la pauvreté, 2) lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, 3) sortir du nucléaire.

Sur ce dernier point dénonciation de l’abandon coordonnée de la sortie du nucléaire et des tergiversations gouvernementales. Projets divers d’action dont une vidéo de témoignages de personnes de la société civile et d’interviews du public. Collaboration avec divers collectifs.

Pour le thème de l’éradication de la pauvreté le groupe d’action s’insurge contre l’inertie des forces politiques dans l’affaire du SDF de 24 ans condamné le jeudi 4 janvier dernier à trois mois de prison avec sursis et à 210 heures de travaux d’intérêt général parce qu’il avait avoué avoir volé mini-pizzas et sandwiches, canettes de soda et nappe en papier « pour se couvrir » dans la poubelle, d’un supermarché de Buxy pendant la trêve des confiseurs. Zola n’aurait pas eu meilleur source d’inspiration.

Le groupe étend cet aspect des choses au phénomène qui frappe le monde entier dans la lutte contre le harcèlement sexuel, et économique. Là aussi Zola y trouverait son compte dans les dossiers du monde du travail qui sans bénéficier des grandes envolées médiatiques compose l’ordre du jour des tribunaux et des conseils de prud’hommes. Le groupe entend ouvrir une profonde réflexion sur le sujet et ne pas se laisser emporter par les grands élans médiatiques. Il s’agit de la vie quotidienne des salariés en état de soumission économique avec à la clé l’avenir économique des familles.

Propos recueillis pour linformateurdebourgogne.com par Gilles DESNOIX

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