Hommage à François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or.
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Paulette Matray, sénatrice de Saône-et-Loire, a appris avec une profonde tristesse la disparition de François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, président du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, ancien ministre et ancien président du conseil régional de Bourgogne, décédé ce mercredi 19 août 2026 à l’âge de 83 ans.
Elle déclare :
« François Patriat aura traversé un demi-siècle de vie publique bourguignonne. Vétérinaire de formation, élu rural, député pendant seize ans, ministre, président du conseil régional de Bourgogne durant onze années, sénateur de la Côte-d’Or depuis 2008, il aura exercé à peu près toutes les responsabilités que la République peut confier, sans jamais perdre le contact avec les territoires qui l’avaient porté.
Nous siégions ensemble à la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport. J’y ai mesuré la finesse de son écoute, la liberté de son ton, et cette manière très bourguignonne d’aller à l’essentiel sans jamais blesser personne. Il connaissait la valeur du temps long et l’utilité des convictions tenues.
Mais je l’avais rencontré bien avant le Sénat. Président du conseil régional de Bourgogne, il était venu à Marigny, au début des années 2010, inaugurer les travaux menés dans le cadre de l’opération cœur de village : deux logements communaux et la réfection de l’ensemble de la voirie du centre bourg. Ce jour-là, il n’a pas fait un discours de président de région. Il a pris le temps de parler avec les habitants, d’écouter les élus, de regarder ce qui avait été fait. J’ai compris alors ce qu’il représentait pour nos communes rurales : quelqu’un qui savait que deux logements et quelques centaines de mètres de voirie ne sont jamais un petit sujet, parce que c’est de cela que dépendent l’installation d’une famille, le maintien d’un commerce, la vie d’un village.
Nos chemins politiques n’ont pas toujours été les mêmes. Cela n’a jamais entamé le respect que je lui portais, ni l’attention que je portais à sa parole. La Bourgogne perd une figure. Le Sénat perd un homme d’expérience et de fidélité.
À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à ses collègues du Sénat, j’adresse mes condoléances les plus sincères. »



