
ReAGJIR, syndicat regroupant et représentant les médecins généralistes remplaçants, installés depuis moins de 5 ans (libéraux ou salariés) et les jeunes universitaires de médecine générale (chefs de clinique, maîtres de stage des universités, enseignants de médecine générale), tenait à répondre au communiqué de la sénatrice de Saône-et-Loire, Mme Paulette MATRAY, cette semaine, et concernant le vote de la loi dite transpartisane contre les déserts médicaux du député Guillaume GAROT au sénat le 11 juin dernier.
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Benjamin Adam, avec le micro (Photo archives).
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Loi transpartisane :
la régulation est toujours une fausse solution.
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Comme rappelé par Madame la Sénatrice Paulette Matray dans son communiqué de presse, le 11 juin, la proposition de loi dite transpartisane contre les déserts médicaux du député Guillaume Garot n’a pas pu être examinée dans sa totalité par le Sénat. Mais contrairement à ce qu’elle affirme, la loi avait été votée l’année dernière par l’Assemblée Nationale dans un hémicycle vide, sans
soutien. Les parlementaires du Sénat n’avaient donc aucune raison de voter dans l’urgence une loi liberticide et on fait mieux que leurs collègues, pour l’un des sujets les plus importants pour les français, en s’abstenant de se précipiter.
Comme nous le rappelons à chaque fois, la régulation à l’installation des médecins indépendants ne résoudra pas la problématique de l’accès aux soins dans le contexte actuel de déficit numérique de médecins. Elle pourrait même être contre-productive en poussant les jeunes médecins à se destiner à d’autres modes d’exercices, lesquels sont déjà bien plus attractifs.
Les derniers chiffres de l’atlas de l’Ordre des médecins parlent d’eux-mêmes, les médecins libéraux toutes spécialités confondues sont en baisse : ils ne représentent plus que 39.7% des médecins soit une baisse de 7% par rapport à 2010. Concernant l’APL (accessibilité potentielle localisée) elle est en baisse partout. Aujourd’hui dans 90% du territoire un français n’a accès qu’à 4,5
consultations par an. “La régulation est un outil inutile et dangereux pour une profession en tension et qui se révèle être déjà celle la mieux répartie sur le territoire. Cet outil n’a nul part fait preuve d’efficacité dans les pays où il est utilisé.”
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Dr Benjamin ADAM, président de ReAGJIR.
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L’urgence est à la réorganisation du système de santé, la libération de temps médical, la poursuite du travail lancé sur les guichets uniques et le soutien à la coopération entre professionnels de santé. Les propositions des structures jeunes sur l’accès aux soins demeurent plus que jamais d’actualité.
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A propos de ReAGJIR
ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les médecins généralistes remplaçants, installés depuis moins de 5 ans (libéraux ou salariés) et les jeunes universitaires de médecine générale (chefs de clinique, maîtres de stage des universités, enseignants de médecine générale).
Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire.


